
Cette prise de parole s’inscrivait dans un mouvement plus large de libération de la parole autour des violences faites aux femmes. Flavie Flament y expliquait avoir accepté de prêter sa voix à un documentaire parce que le sujet la concernait personnellement, sans que les éléments disponibles ne permettent d’identifier publiquement le ou les auteurs des violences conjugales évoquées.
La présentatrice insistait aussi sur une réalité souvent oubliée : parler ne signifie pas guérir immédiatement. Dans l’article source, elle souligne que se dire victime peut raviver la douleur au lieu de l’effacer, ce qui donne à son témoignage une portée moins spectaculaire que profondément durable.
De Les Chardons à La Consolation
Avant ses prises de parole les plus récentes, Flavie Flament avait déjà abordé la violence dans son travail d’écriture. En 2011, elle publie Les Chardons, un premier roman dont le résumé éditorial évoque le parcours d’une femme traversée par des épisodes douloureux et dévastateurs. Ce texte reste présenté comme un roman, même s’il a souvent été lu à travers une dimension autobiographique.

Le récit le plus directement associé à son accusation contre David Hamilton est toutefois La Consolation, publié en 2016. Dans ce livre, elle affirme avoir été violée à l’âge de 13 ans par le photographe. France Télévisions en a tiré une fiction, suivie d’un documentaire intitulé Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli.

