Le drame de De’Markus s’inscrit dans un contexte alarmant. En Europe, une hospitalisation sur dix donne lieu à un incident médical évitable. Des cas similaires émaillent l’actualité : un tribunal de Florence a récemment condamné un hôpital à verser 3,7 millions d’euros à la famille d’un garçon opéré d’une tumeur… qui n’existait pas. En France, un enfant de deux ans est mort d’une malformation du tube digestif diagnostiquée à tort comme une gastro-entérite.
Ces drames, bien que rares, révèlent des failles systémiques dans les établissements hospitaliers. Une virgule oubliée, un protocole ignoré, une surveillance défaillante : autant de détails qui, additionnés, transforment un lieu de soin en piège mortel. Pour la famille Page, la question n’est plus seulement de savoir qui est responsable, mais comment empêcher que d’autres enfants ne paient de leur vie ces erreurs évitables.
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