
C’est en effet la troisième défaite consécutive des Tricolores face à la Roja en phase finale: après le revers en demi-finale de l’Euro (2-1) et celui en demi-finale de la Ligue des Nations (5-4), cette nouvelle élimination confirme une nette hiérarchie entre les deux nations.
Didier Deschamps n’a pas cherché à minimiser la prestation de ses joueurs. Le sélectionneur a reconnu sans détour que ses hommes avaient été «un ton en dessous», pointant leurs nombreuses «erreurs techniques» comme premier facteur de la défaite.
Une rivalité qui tourne à la domination espagnole
Depuis quelques années, l’Espagne s’est imposée comme l’adversaire le plus difficile à manœuvrer pour l’équipe de France dans les compétitions officielles. Après une demi-finale d’Euro perdue 2-1 puis une demi-finale de Ligue des Nations conclue 5-4, cette nouvelle élimination 2-0 confirme que la Roja prend systématiquement le dessus sur les Bleus quand l’enjeu est maximal.
Deschamps interpelle: ‘L’arbitre a-t-il le niveau pour une demi-finale?’
Si Deschamps a assumé la défaite sur le plan sportif, il n’a pas retenu ses critiques sur l’arbitrage d’Ivan Barton. Le sélectionneur a évoqué «des décisions (arbitrales) pour le moins discutables», en particulier un penalty accordé à l’Espagne.

«Je ne veux pas passer pour une pleureuse parce qu’on a perdu, mais je vous pose la question de savoir si l’arbitre a le niveau pour arbitrer une demi-finale. Il y a le penalty mais il n’y a pas que ça, ça vient en plus. Je n’ai rien contre l’arbitre de ce soir, mais posez-vous la question», a-t-il lancé en conférence de presse.
La formulation, prudente dans la forme mais directe dans le fond, illustre la frustration du technicien français. En prenant soin de préciser qu’il n’avait «rien contre» l’arbitre à titre personnel, Deschamps a néanmoins clairement mis en doute la compétence de l’officiel salvadorien pour une rencontre à ce niveau.
Rodri, côté espagnol, dénonce 10 à 15 fautes non sifflées sur Yamal
La critique de l’arbitrage n’est pas venue que du camp français. Rodri, le capitaine espagnol, a lui aussi pris la parole pour dénoncer la permissivité d’Ivan Barton — mais cette fois concernant les fautes répétées des défenseurs français sur Lamine Yamal.

«Ça fait trois matchs qu’on gère ce type de situation. On parle de 10 ou 15 fautes non sifflées. Et si on ne siffle pas, les défenses continuent de faire la même chose. La permissivité est évidente», a asséné le milieu de terrain du Real Madrid.
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