L’Iran n’est pas resté passif. Depuis le début du conflit, le 28 février, Téhéran a mobilisé ses armes les plus sophistiquées : des centaines de missiles de croisière Tomahawk et d’intercepteurs de défense aérienne ont été tirés, soulignant la dimension haute intensité de cet affrontement.
Une opération dont la durée reste incertaine
La question de la durée de l’opération «Epic Fury» demeure ouverte. La semaine précédente, Donald Trump évoquait une campagne pouvant s’étendre sur plus d’un mois. Ce lundi, il a tenu un tout autre discours, déclarant à CBS News que l’opération était «pratiquement terminée», invoquant les lourdes pertes subies par l’armée iranienne.

Ces déclarations contradictoires en l’espace de quelques jours reflètent l’incertitude qui entoure l’évolution du conflit et la difficulté à anticiper son dénouement. Elles alimentent également les interrogations sur la stratégie de communication de l’administration américaine.
Quoi qu’il en soit, le bilan financier des deux premiers jours pose d’ores et déjà la question de la soutenabilité économique d’une telle opération sur la durée, à l’heure où le budget supplémentaire demandé au Congrès devra encore être approuvé.
Le coût des deux premiers jours de l’opération «Epic Fury» — 5,6 milliards de dollars en munitions — place d’emblée ce conflit parmi les plus onéreux de l’histoire militaire récente des États-Unis. Si Donald Trump affirme que l’opération est «pratiquement terminée», les incertitudes demeurent nombreuses, tant sur le plan opérationnel que budgétaire. La demande de financement supplémentaire soumise au Congrès sera un test politique majeur pour l’administration, tandis que la question des stocks de munitions continue d’alimenter les débats sur la capacité de l’armée américaine à soutenir des conflits de haute intensité sur la durée.
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