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26 juillet 2026
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Galettes des rois Lidl : polémique sur la présence de rhum non affichée sur l’emballage belge

Cette pratique de substitution d’emballage, même si elle répond potentiellement à des contraintes logistiques, transforme un acte d’achat ordinaire en parcours du combattant pour quiconque souhaite vérifier la composition exacte. Le client musulman à l’origine de la polémique illustre parfaitement cette réalité : ce n’est qu’en scrutant l’étiquette qu’il découvre l’ingrédient problématique.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Riposte De Lidl : Arguments Juridiques Et Logistiques

Face à la polémique, l’enseigne allemande sort du silence et avance des justifications réglementaires. Walériane Dubois-Decroix, porte-parole de Lidl Belgique, tranche : « C’est une question légale ». L’explication tient en quelques mots : les packagings français fournis par le fabricant mentionnent un concours promotionnel non valable en Belgique, rendant leur utilisation illégale sur le territoire.

La direction précise que « les galettes des rois commercialisées en Belgique sont identiques à celles proposées par Lidl France », mais que les obligations légales belges imposent un emballage conforme. Cette contrainte réglementaire expliquerait le recours aux emballages génériques de pain, une solution présentée comme la seule viable pour respecter le cadre juridique.

Sur la composition elle-même, Lidl reconnaît explicitement l’ajout de rhum dans la recette, tout en minimisant sa présence. La porte-parole évoque une quantité « très faible », sans préciser de pourcentage. L’enseigne renvoie les consommateurs vers son site internet pour consulter la liste complète des ingrédients, et souligne la disponibilité d’un QR code en magasin renvoyant aux allergènes. Le personnel reste également mobilisable pour répondre aux questions sur la composition des produits de boulangerie.

Cette défense juridico-logistique déplace le débat : il ne s’agirait plus d’une dissimulation volontaire, mais d’un arbitrage entre contraintes réglementaires et transparence commerciale. Reste que pour les consommateurs confrontés aux rayons, la distinction entre alcool ajouté et alcool de fermentation demeure floue.

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