En 2014, elle livrait au Parisien un aveu empreint de résignation : « Cette indulgence ne pourra pas toujours durer, je ne suis pas idiote ! Il faut que je travaille ». Consciente de la précarité de sa situation, elle avait déjà tenté de renverser le cours du destin des années auparavant. En 1989, une lettre adressée à François Mitterrand lui avait valu une nomination au Conseil économique et social, au titre des « personnalités qualifiées dans les domaines économique, social, scientifique ou culturel ». Une décision qui avait suscité une vive controverse à l’époque, beaucoup y voyant un geste politique discutable.
Les dernières années de Georgette Lemaire furent marquées par une santé déclinante. Fragilisée par une double greffe de la cornée, elle avait trouvé refuge à la Maison des artistes de Nogent-sur-Marne, où elle s’est éteinte le 21 décembre dernier. Un havre de paix pour celle qui, malgré les éclats de sa carrière, n’avait jamais vraiment échappé aux fracas du quotidien.
Articles suggérés
45 milliards collectés depuis 2003 : la journée de solidarité sous le feu de la canicule
La canicule de juin 2026 a remis sur le devant de la scène la journée de solidarité, ce dispositif instauré après le drame de…

