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10 septembre 2026
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Gisèle Pelicot annonce sa visite à Dominique Pelicot en prison : « Un adieu indispensable à ma reconstruction »

Dans son ouvrage, elle précise le sens de cette démarche : « Ce ne sera pas un cadeau, pas une faiblesse, ce sera un adieu, une étape indispensable à ma reconstruction. » Une confrontation nécessaire pour comprendre comment l’homme qui partageait son quotidien a pu orchestrer un tel système pendant des années. Pour tourner définitivement la page, sans effacer ce qui a été détruit.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Besoin De Comprendre, Pas De Pardonner

Cette volonté de confrontation soulève pourtant l’incompréhension. Pourquoi aller voir un homme qui a infligé tant de souffrance ? Gisèle Pelicot ne parle ni de haine ni de vengeance, mais d’un besoin de compréhension. « Je ne pardonnerai jamais ce qu’il nous a fait subir », martèle-t-elle avec fermeté. « Il nous a tous détruits. Il m’a détruite, mais il a aussi détruit mes enfants. »

Les questions qui hantent cette grand-mère restent entières. Comment a-t-il pu organiser un tel système pendant une décennie ? Comment a-t-il continué à partager le quotidien familial, les repas, les vacances, comme si de rien n’était ? Ces interrogations sans réponse empêchent la reconstruction complète. Ce rendez-ce prison vise à obtenir des explications, pas à accorder un quelconque pardon.

Pour Gisèle Pelicot, cette démarche s’inscrit dans un processus de cicatrisation. « Ce sera un adieu », insiste-t-elle. Une manière de clore définitivement le chapitre sans qu’aucune zone d’ombre ne subsiste. Le face-à-face permettra de poser ces questions restées en suspens durant le procès, de regarder l’homme qu’elle a aimé et de tourner enfin la page. Sans effacer, sans pardonner, mais en comprenant peut-être comment l’inconcevable a pu advenir pendant cinquante ans de vie commune.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

La Rupture Progressive Avec Un Homme Aimé Pendant Des Décennies

Couper le lien n’a pas été immédiat. Au début de la détention provisoire, Gisèle Pelicot a apporté des vêtements à la prison, accompagnée de son fils Florian. Un geste incompris, parfois critiqué. « Ça m’a été reproché au tribunal d’ailleurs », confie-t-elle. Avec le recul, elle analyse cette période comme un moment de flottement : « Je pense que j’étais encore accrochée à cet homme à ce moment-là. »

La rupture psychologique ne peut être instantanée après des décennies de vie commune. « Moi, j’ai choisi M. Pelicot. Je l’ai aimé. J’ai fait trois enfants avec lui. On a vécu des drames. On a été heureux », confie-t-elle à RTL. Une phrase qui résume toute la complexité de ce parcours. Cinquante ans de mariage ne s’effacent pas d’un trait, même face à l’innommable trahison.

Aujourd’hui, elle affirme ne plus être dans l’attachement, mais dans la lucidité. « Maintenant, je réalise quand même qu’il a tout détruit. Il nous a trahis. » La visite en prison ne serait donc pas un retour en arrière, mais une manière de clore définitivement le chapitre.

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