Le groupe sanguin n’est pas associé aux cancers du poumon, de la prostate, de la peau, des os et du tissu conjonctif. Pour le pancréas, les groupes AB et O affichent 17 % et 15 % de risque en moins que le groupe A, sans que cet écart soit statistiquement significatif, en raison du nombre limité de cas.
Hommes de 45 à 64 ans seulement: les limites de l’étude
Les auteurs reconnaissent plusieurs limites. L’échantillon ne comprend que des hommes dans une tranche d’âge étroite, de sorte que les résultats ne sont pas forcément applicables à l’ensemble de la population. Certains cancers, dont celui du pancréas, comptent trop peu de cas pour des conclusions plus définitives.
Les comparaisons multiples peuvent aussi gonfler le risque de faux positifs. Avec la correction de Bonferroni, la plus stricte, seul le lien entre groupe B et carcinome reste significatif. Les auteurs jugent toutefois que l’hypothèse d’un risque accru de cancers digestifs pour le groupe A s’appuie sur des mécanismes biologiques plausibles et sur des études antérieures.
Le mécanisme reliant groupe sanguin et cancer gastrique n’est pas complètement compris. Des travaux expérimentaux montrent que des antigènes sanguins favorisent la fixation de la bactérie H. pylori sur la muqueuse de l’estomac, mais cela n’explique pas à lui seul le surrisque associé au groupe A.
Comparés au groupe A, les hommes du groupe B présentaient un risque statistiquement plus faible de cancers digestifs et de cancer de la vessie, tandis que ceux du groupe AB affichaient un risque supérieur de cancer du foie.
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