Le couple s’est marié à l’hôpital même, entouré d’une intimité bouleversante. « C’est une femme d’exception », souligne l’acteur, saluant la force d’Audrey qui a accompagné son compagnon jusqu’au bout. Cette union in extremis révélait la capacité de Bruno Salomone à transformer la douleur en acte d’amour absolu, comme il transformait sa fragilité en création artistique.
Ce projet de bande dessinée autobiographique qu’il poursuivait jusqu’à ses derniers jours explorait justement ces relations paternelles complexes. « La seule chose que son père lui avait laissée, c’était… un cochon d’Inde », rapporte Guillaume de Tonquédec. Une anecdote dérisoire en apparence, mais qui incarnait toute l’absurdité douloureuse de cet héritage paternel manquant. À travers ce récit graphique inachevé, Bruno Salomone cherchait peut-être à réconcilier l’enfant blessé avec l’artiste accompli qu’il était devenu.
Ces derniers gestes, entre déclaration d’amour et quête créative, dessinent le portrait d’un homme qui n’a jamais renoncé à vivre pleinement.
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