Suivez-nous
25 juillet 2026
Derniers articles

Hagenbach : un enfant de 9 ans retrouvé séquestré 18 mois dans une camionnette par son père

Ce discours, qui reflète une défense inconditionnelle de son père malgré les conditions de vie subies, est caractéristique de mécanismes de survie psychologiques bien documentés par les spécialistes. Pour endurer un environnement hostile, un enfant peut être amené à minimiser la violence ou à la justifier — une réaction qui complique par la suite le travail thérapeutique de reconstruction.

Le père, âgé de 43 ans, a reconnu les faits lors de sa garde à vue. Il affirme avoir décidé de confiner son fils à partir de novembre 2024 pour le soustraire à la volonté de sa compagne, qui demandait selon lui un placement en hôpital psychiatrique.

Père en détention provisoire, belle-mère mise en examen : la réponse judiciaire

Le 13 avril 2026, le parquet de Mulhouse annonce le placement en détention provisoire du père pour une durée d’un an. Il est mis en examen pour séquestration de mineur de 15 ans assortie de privations habituelles, une qualification criminelle qui l’expose à une peine pouvant aller jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.

Père en détention provisoire, belle-mère mise en examen : la réponse judiciaire

La compagne du père a quant à elle été mise en examen pour non-assistance à personne en danger. Elle a été laissée en liberté. Ce délit, de nature correctionnelle, est passible de 7 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

La divergence des qualifications retenues — crime pour le père, délit pour la belle-mère — traduit la distinction établie par les magistrats entre l’auteur principal de la séquestration et celle qui, selon les éléments recueillis, n’est pas intervenue pour y mettre fin malgré sa connaissance de la situation.

30 ans
C’est la peine maximale de réclusion criminelle encourue par le père, mis en examen pour séquestration de mineur de 15 ans assortie de privations habituelles.

Un enfant « invisible » depuis dix-huit mois : failles du système et séquelles redoutées

L’une des questions qui traversent toute l’affaire est celle de l’invisibilité. Le garçon n’était plus scolarisé depuis la fin 2024, en violation de l’obligation scolaire en vigueur jusqu’à 16 ans. Pourtant, ni l’Éducation nationale, ni les services sociaux, ni les autorités municipales n’ont déclenché d’alerte. Le véhicule stationnait au même endroit depuis des mois, sans que personne n’intervienne officiellement.

Voir la suite dans la page suivante ⬇⬇
Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook