15 mai 2026
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Hantavirus Andes : les experts écartent le risque de pandémie mondiale

Trois décès liés à l’hantavirus Andes à bord du bateau de croisière MV Hondius en avril, et l’hospitalisation d’une Française à Paris : l’inquiétude monte, et certains redoutent déjà un scénario à la Covid-19. Pourtant, infectiologues et médecins s’accordent à dire que les risques de pandémie mondiale restent aujourd’hui très faibles.

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En bref

  • Trois décès sur le MV Hondius liés à l’hantavirus Andes
  • Une Française hospitalisée à Bichat, état dégradé
  • Les experts excluent un scénario de pandémie mondiale

Le MV Hondius au cœur d’un foyer épidémique inédit

Tout commence en avril, lorsque trois passagers du bateau de croisière MV Hondius décèdent après avoir contracté l’hantavirus Andes. L’événement prend une nouvelle dimension en France quand une passagère française, rentrée sur le territoire national, est testée positive à son retour et hospitalisée à l’hôpital Bichat à Paris, dont l’état de santé s’est depuis dégradé.

Le MV Hondius au cœur d'un foyer épidémique inédit
Image d’illustration © Toptenplay

Face à cette situation, les autorités françaises ont annoncé un durcissement des mesures d’isolement pour les passagers rapatriés du bateau. Tous les cas contacts doivent désormais être placés en quarantaine renforcée à l’hôpital, une décision qui a contribué à alimenter l’inquiétude de l’opinion publique.

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Sur les réseaux sociaux et dans les médias, les comparaisons avec les débuts de la crise du Covid-19 se multiplient. Certains internautes évoquent déjà le retour des masques et du confinement, ravivant des souvenirs encore présents dans les mémoires.

Un virus connu, mais entouré d’inconnues

L’hantavirus n’est pas un pathogène nouveau. Il a été découvert après un épisode survenu lors de la guerre de Corée dans les années 1950 et circule depuis longtemps dans certaines régions du monde, notamment en Asie et en Amérique du Sud. Il est principalement transmis à l’être humain par des rongeurs sauvages infectés, via leurs excréments, leur urine ou leur salive.

Un virus connu, mais entouré d'inconnues
Image d’illustration © Toptenplay

La contamination survient généralement lorsqu’une personne inhale des poussières contaminées. Parmi les nombreuses souches recensées, seule la souche Andes est capable de se transmettre d’humain à humain, une particularité qui la distingue des autres variants du virus.

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Malgré tout, le Dr Jimmy Mohamed appelle à la prudence dans ses déclarations sur RTL le 11 mai : « Il faut être prudent et faire attention à ce qu’on dit car même si c’est un virus connu, il y a plein de choses que nous ne savons pas à l’heure actuelle. » Un rappel à l’humilité scientifique, sans pour autant verser dans l’alarmisme.

L’hantavirus, un virus loin d’être nouveau

L’hantavirus a été identifié pour la première fois lors d’un épisode survenu pendant la guerre de Corée dans les années 1950. Il circule depuis des décennies en Asie et en Amérique du Sud, principalement transmis par des rongeurs sauvages. Parmi ses nombreuses souches, seule la souche Andes présente la capacité de se transmettre d’humain à humain.

Une contagiosité bien moindre que celle du Covid-19

L’infectiologue Karine Lacombe, invitée sur RTL le 12 mai, s’est voulue rassurante : « On ne devrait pas avoir d’épidémie d’ampleur. » Un message partagé par l’Organisation mondiale de la santé elle-même, qui rappelle que « l’hantavirus n’est pas un nouveau Covid ».

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Une contagiosité bien moindre que celle du Covid-19
Image d’illustration © Toptenplay

Selon Virginie Sauvage, responsable du Centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur, la transmission interhumaine de la souche Andes « nécessite des conditions très particulières de proximité, de promiscuité ou un terrain de fragilité de la personne exposée ». Une contagiosité sans commune mesure avec celle observée avec le Sars-CoV-2.

Une étude scientifique publiée en 2020 sur un foyer d’hantavirus en Patagonie montrait que la transmission se faisait à 75 % par contact proche. Quelques cas de transmission par aérosol avaient été recensés, mais dans des circonstances très spécifiques, loin du mode de diffusion aérienne massif du Covid-19.

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