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30 juin 2026

Hantavirus Andes : les experts écartent le risque de pandémie mondiale

Malgré tout, le Dr Jimmy Mohamed appelle à la prudence dans ses déclarations sur RTL le 11 mai : « Il faut être prudent et faire attention à ce qu’on dit car même si c’est un virus connu, il y a plein de choses que nous ne savons pas à l’heure actuelle. » Un rappel à l’humilité scientifique, sans pour autant verser dans l’alarmisme.

L’hantavirus, un virus loin d’être nouveau

L’hantavirus a été identifié pour la première fois lors d’un épisode survenu pendant la guerre de Corée dans les années 1950. Il circule depuis des décennies en Asie et en Amérique du Sud, principalement transmis par des rongeurs sauvages. Parmi ses nombreuses souches, seule la souche Andes présente la capacité de se transmettre d’humain à humain.

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Une contagiosité bien moindre que celle du Covid-19

L’infectiologue Karine Lacombe, invitée sur RTL le 12 mai, s’est voulue rassurante : « On ne devrait pas avoir d’épidémie d’ampleur. » Un message partagé par l’Organisation mondiale de la santé elle-même, qui rappelle que « l’hantavirus n’est pas un nouveau Covid ».

Une contagiosité bien moindre que celle du Covid-19
Image d’illustration © Toptenplay

Selon Virginie Sauvage, responsable du Centre national de référence des hantavirus à l’Institut Pasteur, la transmission interhumaine de la souche Andes « nécessite des conditions très particulières de proximité, de promiscuité ou un terrain de fragilité de la personne exposée ». Une contagiosité sans commune mesure avec celle observée avec le Sars-CoV-2.

Une étude scientifique publiée en 2020 sur un foyer d’hantavirus en Patagonie montrait que la transmission se faisait à 75 % par contact proche. Quelques cas de transmission par aérosol avaient été recensés, mais dans des circonstances très spécifiques, loin du mode de diffusion aérienne massif du Covid-19.

75 %
des transmissions d’hantavirus Andes lors d’un foyer en Patagonie se faisaient par contact proche, selon une étude de 2020.

Les experts balayent le spectre d’une pandémie

Le professeur Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital Tenon, est le plus catégorique. Invité sur BFMTV-RMC le 12 mai, il affirme pouvoir « balayer l’idée d’une pandémie » : « On n’est pas dans une crainte de pandémie, il y a beaucoup d’éléments qui vont contre l’idée d’une pandémie. »

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Les experts balayent le spectre d'une pandémie
Image d’illustration © Toptenplay

Selon lui, la situation du MV Hondius résulte d’une combinaison d’événements rares : la promiscuité propre à un bateau de croisière, la présence potentielle de « super-spreaders » — des individus contaminant davantage que la moyenne — et un virus dont la transmission interhumaine reste exceptionnelle.

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