L’enquête post-mortem dévoile l’ampleur pathologique de l’obsession. Les inspecteurs découvrent des centaines de photos d’Ava stockées dans le téléphone d’Eric. Des captures d’écran de TikTok, des selfies achetés, des images obtenues auprès de camarades de classe. Un dossier numérique qui matérialise une fixation maladive ayant franchi tous les seuils de dangerosité. Ces preuves confirment rétrospectivement la menace létale que représentait l’adolescent pour la famille Majury.
Traumatisée mais déterminée, Ava refuse d’abandonner les réseaux sociaux. Elle maintient sa présence en ligne malgré l’attaque qui a failli lui coûter la vie. « Je ne veux pas qu’un fou m’empêche de faire ce qu’aime », affirme-t-elle avec une résilience déconcertante. Une déclaration qui soulève une question cruciale : comment protéger les jeunes créateurs sans sacrifier leur liberté d’expression numérique dans un écosystème où la frontière entre admiration et danger s’estompe dangereusement ?

