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17 septembre 2026
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IBM : Un salarié en arrêt maladie depuis 15 ans réclame une augmentation et perd son procès

Depuis 2012, Ian Clifford perçoit chaque mois 5 125 euros

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Une Rémunération Sans Contrepartie Depuis 15 Ans

Depuis 2012, Ian Clifford perçoit chaque mois 5 125 euros sans mettre les pieds au bureau. Cet employé britannique d’IBM bénéficie d’un dispositif exceptionnel : un plan de santé lui garantissant 75 % de son salaire durant son arrêt maladie. La raison de cette absence prolongée ? Une leucémie de stade 4 diagnostiquée il y a quinze ans, qui l’empêche totalement d’exercer ses fonctions.

Le mécanisme mis en place par la multinationale américaine relève de la protection sociale de haut niveau. Contrairement aux systèmes d’indemnisation classiques, limités dans le temps, ce dispositif assure au quinquagénaire un revenu stable jusqu’à ses 65 ans. Concrètement, il touche environ 61 500 euros annuels – soit 54 000 livres sterling – sans aucune obligation de retour au travail.

Cette situation peu commune illustre les engagements que peuvent prendre certaines grandes entreprises envers leurs salariés frappés par la maladie. IBM assume financièrement l’état de santé de son employé depuis plus d’une décennie, lui épargnant la précarité que connaissent nombre de malades chroniques contraints de quitter le monde du travail. Un traitement privilégié qui, paradoxalement, ne suffit plus au principal intéressé.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Une Plainte Pour Discrimination Qui Défie L’entendement

En février 2022, Ian Clifford franchit un cap inattendu : il saisit le tribunal du travail de Reading pour discrimination liée au handicap. Son grief ? L’absence totale d’augmentation salariale durant ses quinze années d’arrêt maladie. Alors qu’IBM lui verse fidèlement 75 % de sa rémunération initiale chaque mois, le quinquagénaire estime que cette somme fixe ne reflète plus la réalité économique actuelle.

L’argument avancé repose sur l’inflation. Depuis 2012, le pouvoir d’achat des 5 125 euros mensuels s’est effectivement érodé. Ce qui permettait d’acheter certains biens et services il y a quinze ans nécessite aujourd’hui des sommes supérieures. Pour Ian Clifford, l’entreprise aurait dû indexer ses versements sur l’évolution du coût de la vie, comme elle l’aurait fait pour un salarié actif occupant son poste.

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