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16 août 2026
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Il refuse 14 millions d’euros pour préserver ses terres d’un datacenter

Aux États-Unis, plusieurs agriculteurs commencent à refuser des offres spectaculaires. En France, des projets de centres de données sur des terres agricoles en Essonne et en Alsace soulèvent également des débats locaux, selon les informations disponibles.

560 milliards de litres
C’est la quantité d’eau consommée par les datacenters dans le monde en 2023, selon l’estimation de l’International Energy Agency.

Un cas emblématique d’une tension qui s’étend bien au-delà de la Pennsylvanie

Le choix de Mervin Raudabaugh pose une question qui dépasse son comté: jusqu’où l’expansion numérique peut-elle empiéter sur les terres nourricières? Face à des offres que peu de propriétaires pourraient décliner, le mécanisme de servitude de conservation apparaît comme l’un des rares outils permettant à un agriculteur de soustraire définitivement ses terres à la pression du marché.

Silhouette d'agriculteur au bord d'un champ face à un horizon industriel au crépuscule
Image d’illustration © Toptenplay

La décision de cet agriculteur de 86 ans a déjà dépassé les frontières de Silver Spring Township: elle circule dans les médias spécialisés et généralistes comme un cas concret de résistance individuelle face à la demande foncière des géants du numérique.

L’accord signé le 30 décembre 2025 est désormais définitif pour les 260 acres des fermes Raudabaugh. La question qui reste ouverte est de savoir si d’autres propriétaires agricoles — en Pennsylvanie comme ailleurs — choisiront la même voie face à des offres similaires, et si les programmes de préservation foncière disposent des moyens financiers pour absorber une demande croissante. En France, les débats autour des projets de datacenters en Essonne et en Alsace pourraient forcer les collectivités à préciser leur doctrine sur l’usage des terres agricoles.

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