Un tribunal londonien tranche : des témoignages jugés « moins fiables »
L’affaire est portée devant le tribunal du comté de Central London. Le cœur du débat : déterminer à qui appartenait réellement la haie. En l’absence de documents cadastraux suffisamment précis pour établir techniquement la limite des deux terrains, le juge se retrouve dans l’obligation de trancher sur la seule base de la crédibilité des parties en présence.

Et c’est là que la stratégie des Bowler s’effondre. Le magistrat qualifie leurs témoignages de « moins fiables et moins précis » que ceux de leurs adversaires. Le tribunal conclut que les McCarthy ont bien été victimes d’une intrusion illégale sur leur propriété et d’une destruction de biens leur appartenant.
Au-delà du préjudice matériel lié à la perte des arbres eux-mêmes, le juge prend en compte un dommage plus difficile à chiffrer mais tout aussi réel : la perte durable d’intimité subie par le couple McCarthy, désormais exposé en permanence au vis-à-vis de leurs voisins.
250 000 £ : le prix astronomique d’une décision impulsive
La condamnation prononcée contre la fratrie Bowler s’élève à 250 000 £, soit environ 288 000 €. Cette somme englobe à la fois les dommages et intérêts versés aux McCarthy et les frais de justice accumulés au fil d’une procédure longue et coûteuse.

Ce montant illustre une réalité souvent sous-estimée dans les conflits de voisinage : les conséquences financières d’un acte irréfléchi peuvent dépasser de très loin la valeur du bien en cause. Une haie de cyprès, même imposante, ne vaut pas un quart de million de livres sterling — mais la destruction illégale d’une propriété, les frais d’avocat, et l’indemnisation d’un préjudice moral peuvent rapidement atteindre de tels montants devant les tribunaux britanniques.
L’affaire, relayée notamment par le Daily Mail, est depuis devenue un exemple emblématique des dérives possibles des querelles de voisinage lorsqu’elles franchissent la frontière du judiciaire.
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