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28 juin 2026

Imane Khelif confirme avoir réduit son taux de testostérone à zéro avant les JO 2024 et accepte le test génétique pour 2028

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La Défense Face Aux Accusations De Transidentité

Face à la tempête médiatique qui l’a submergée durant les Jeux de Paris, Imane Khelif pose les mots qui lui ont été refusés pendant des semaines : « Je ne suis pas une trans, je suis une fille. J’ai été élevée comme une fille, j’ai grandi comme une fille, les gens de mon village m’ont toujours connue comme une fille. » Cette mise au point catégorique répond directement aux accusations portées par Donald Trump, Elon Musk et la romancière J.K. Rowling, qui avaient alimenté une campagne de désinformation massive la présentant comme « un homme combattant des femmes ».

La boxeuse algérienne, tout comme la Taïwanaise Lin Yu-ting sacrée dans la catégorie des moins de 57 kg, s’est retrouvée au cœur d’une polémique planétaire qui a transformé leur identité en objet de débat public. « Moi, je respecte tout le monde, et je respecte Trump. Parce qu’il est le président des États-Unis. Mais il ne peut pas détourner la vérité », martèle Khelif avec une assurance mesurée.

L’athlète établit une distinction fondamentale entre sa situation physiologique et la transidentité. « Je ne suis pas une transsexuelle. Ma différence, elle est naturelle. Je suis comme ça. Je n’ai rien fait pour changer la manière dont la nature m’a faite », explique-t-elle. Cette précision souligne que sa particularité génétique relève d’une variation biologique naturelle, et non d’une transition de genre, une nuance cruciale systématiquement ignorée par ses détracteurs. « Nous avons tous une génétique différente, tous des taux d’hormones différents », rappelle la championne, qui refuse de porter la culpabilité d’une différence qu’elle n’a pas choisie.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

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La Disponibilité Totale Pour Les Tests Génétiques

Cette transparence revendiquée, Imane Khelif entend désormais la prouver par les actes. Interrogée sur les exigences de World Boxing pour participer aux JO 2028 de Los Angeles, la boxeuse ne tergiverse pas : « Pour les prochains Jeux, s’il faut passer un test, je m’y soumettrai. Je n’ai aucun problème avec ça. » Une déclaration qui contraste avec l’image de dissimulation véhiculée pendant la polémique parisienne.

L’Algérienne va même plus loin en révélant avoir déjà entrepris des démarches proactives. « J’ai contacté World Boxing, je leur ai envoyé mon dossier médical, mes tests hormonaux, tout », affirme-t-elle, dénonçant l’absence de réponse de l’instance dirigeante. Cette volonté de coopération se heurte pourtant à un blocage institutionnel : World Boxing l’a empêchée de participer au tournoi d’Eindhoven l’an passé, faute d’avoir soumis le test chromosomique récemment mis en place.

« Je ne me cache pas, je ne refuse pas les tests. Aux médecins et aux professeurs de décider », insiste la championne olympique, qui n’a plus combattu depuis Paris. Son discours traduit une confiance absolue dans sa légitimité sportive : « C’est pour ça que je n’ai pas peur. » En renvoyant la responsabilité aux instances médicales et réglementaires, Khelif adopte une posture d’ouverture totale, tout en laissant planer une question : pourquoi World Boxing ne répond-il pas à une athlète qui affirme avoir déjà fourni toute la documentation nécessaire ?

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