📌 Jack Lang sur l’affaire Epstein : « Je n’ai jamais soupçonné la pédocriminalité » et revient sur la tribune de 1977
Posted 3 février 2026 by: Admin

L’Affaire Epstein Rattrape Jack Lang : Les Révélations Qui Secouent
Le 30 janvier 2026, le ministère de la Justice américaine a ouvert les vannes d’un scandale qui refuse de s’éteindre. Des milliers d’archives liées à Jeffrey Epstein, le financier pédocriminel retrouvé pendu dans sa cellule en 2019, ont été rendues publiques. Ces Epstein Files décortiquent un système tentaculaire d’exploitation sexuelle qui a éclaboussé l’élite mondiale : couronnés, politiciens, stars du cinéma et de la mode. Parmi les noms qui émergent de cette déferlante documentaire, celui de Caroline Lang, fille de l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, figure en bonne place.
Selon Mediapart, des échanges réguliers entre Caroline Lang et Jeffrey Epstein ont été établis, notamment des liens financiers qui soulèvent de nombreuses interrogations. La proximité entre Jack Lang lui-même et le milliardaire déchu est également pointée du doigt. Face à ces révélations explosives, le père et la fille ont affirmé à nos confrères n’avoir « jamais soupçonné la pédocriminalité » d’Epstein. Caroline Lang serait même « tombée des nues » en découvrant l’horrible vérité en 2019, au moment où le scandale a éclaté au grand jour.
L’affaire relance les questions sur les mécanismes d’omerta qui ont protégé Epstein pendant des années. Ghislaine Maxwell, sa complice condamnée, avait tissé un réseau d’influence permettant au prédateur d’opérer en toute impunité. Cette proximité avec une certaine élite interroge : complicité active, influence paralysante ou simple aveuglement coupable ?

Un Passé Controversé Qui Resurgit : La Tribune De 1977
Ces révélations ravivent un passé que Jack Lang croyait sans doute enterré. En 1977, l’ancien ministre de la Culture avait signé une tribune défendant l’écrivain Gabriel Matzneff, aujourd’hui accusé de pédocriminalité, et légitimant les relations intimes entre adultes et enfants. Un texte qui, à l’époque du « vent libertaire » post-1968, passait pour une expression de la liberté sexuelle. Quarante ans plus tard, sur les ondes d’Europe 1, Jack Lang qualifiait cette signature de « connerie » et jugeait la tribune « inacceptable ».
« C’était après 1968 et nous étions portés par un vent libertaire », s’était-il justifié, invoquant un contexte intellectuel aujourd’hui révolu. Mais ces regrets tardifs peinent à convaincre. En 2025, l’octogénaire a même été bousculé en marge d’une manifestation contre la pédocriminalité, preuve que la société civile n’a pas oublié.
Désormais président de l’Institut du monde arabe après avoir été ministre de François Mitterrand dans les années 80, Jack Lang se retrouve rattrapé par une double controverse : celle d’une signature compromettante et celle d’une proximité financière avec le réseau Epstein. Si les époques diffèrent, la question demeure : jusqu’où va la responsabilité de ceux qui, par leurs mots ou leurs fréquentations, ont cautionné l’inacceptable ?

Aucune Accusation Formelle Mais Une Réputation Écornée
Juridiquement, ni Jack Lang ni sa fille Caroline ne sont visés par des accusations dans le dossier Epstein. Aucune plainte, aucune procédure judiciaire n’a été engagée contre eux. Pourtant, l’impact réputationnel est dévastateur. L’apparition de leurs noms dans les archives américaines suffit à alimenter les interrogations sur la nature exacte de leurs liens avec le financier pédocriminel.
Le scandale Epstein ne se limite pas à la sphère française. Têtes couronnées, politiciens de premier plan, hommes d’affaires influents et stars internationales du cinéma, de la musique ou de la mode figurent dans ces milliers de documents. Tous partagent une même caractéristique : leur proximité avec un prédateur sexuel qui opérait en toute impunité pendant des années. Ghislaine Maxwell, sa complice condamnée, avait tissé ce réseau d’élite qui protégeait Epstein. Complicité active pour certains ? Simple influence pour d’autres ? Crainte des autorités à agir face aux puissants ?
Ces questions demeurent sans réponse claire. Jack Lang continue d’assumer ses fonctions de président de l’Institut du monde arabe, mais son statut d’autorité culturelle vacille. Entre absence de poursuites et médiatisation intense, la frontière entre innocence juridique et responsabilité morale devient floue. Une ambiguïté qui nourrit les suspicions et fragilise durablement l’image d’un homme longtemps perçu comme une figure tutélaire de la culture française.

La Sortie Publique Sur Rachida Dati : Entre Culture Et Provocation
Malgré les turbulences, Jack Lang maintient sa posture d’autorité culturelle. En 2025, il attendait la venue de Rachida Dati au Festival d’Avignon avec une impatience teintée d’exigence. Une présence qui tardait à se confirmer, comme le rapportait Le Dauphiné Libéré. Les organisateurs jouaient avec leurs nerfs, l’agenda ministériel demeurant flou.
« C’est une évidence, je ne peux pas croire qu’elle ne vienne pas », avait lâché l’octogénaire, imposant sa vision avec fermeté. Pour lui, aucune hésitation possible : « C’est le plus grand festival de théâtre du monde, un festival historique. Quand je suis devenu ministre de la Culture en 1981, j’ai immédiatement dit à François Mitterrand : ‘Soyez le premier président de la République à venir à Avignon !’ Pour lui, c’était une évidence aussi. »
La comparaison avec Mitterrand n’était pas anodine. Jack Lang se positionnait en gardien du temple culturel français, celui qui fixe les règles du jeu institutionnel. « Moi, j’y viens chaque année. L’atmosphère, les rencontres, les découvertes, les auteurs, metteurs en scène, acteurs, il y a de grands moments », poursuivait-il, énumérant les raisons qui légitiment, selon lui, la présence ministérielle obligatoire.
Cette sortie publique résonne étrangement avec les révélations sur Epstein. Comment concilier cette posture de donneur de leçons culturelles avec les zones d’ombre qui entourent ses fréquentations passées ? Rachida Dati a-t-elle perçu l’ironie de cette injonction morale venant d’un homme éclaboussé par un scandale international ? Le silence de l’intéressée laisse planer le doute.










