« Je regrette profondément les paroles et les échanges écrits qui m’ont été reprochés et qui ont pu blesser », écrit-il avec précaution. L’utilisation du conditionnel interroge : les faits jugés par trois instances successives deviennent sous sa plume des actes ayant « pu » causer du tort, comme si leur gravité restait hypothétique.
Morandini poursuit avec des « excuses les plus sincères et les plus humbles » adressées à « toutes celles et ceux » qu’il aurait « pu heurter directement ou indirectement ». Une formulation générale qui évite soigneusement de nommer les trois adolescents victimes de ses messages à caractère sexuel entre 2009 et 2016.
La conclusion frappe par son audace : « Je remercie du fond du cœur celles et ceux qui accepteront désormais de m’accorder une seconde chance. » Condamné définitivement pour corruption de mineurs, l’animateur sollicite déjà la réhabilitation publique. Une demande de rédemption qui intervient alors que la direction de CNews ne lui a jamais retiré sa première chance : celle de continuer à occuper l’antenne malgré la condamnation.
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