Les échanges numériques constituent le cœur de l’accusation. En 2013, Morandini a évoqué des scénarios sexuels avec un jeune de 15 ans via Twitter. Les messages, agrémentés d’emojis et de « Lol », révèlent une familiarité déplacée : « Mdr tu es si coquin derrière ton air sage », « est-ce que tu bandes ? » Deux ans plus tard, entre 2015 et 2016, il a demandé à un autre adolescent du même âge d’envoyer une photo de lui dénudé.
Ces pratiques, exercées à une époque où Morandini animait une émission sur NRJ 12, exploitaient la position d’influence de l’animateur face à de jeunes admirateurs. La justice a qualifié ces actes de corruption de mineurs, écartant la défense invoquant un simple « jeu virtuel » ou une forme d’« humour ».

La Défense Et L’aggravation Des Peines En Appel
L’issue judiciaire a pris une tournure inattendue pour Jean-Marc Morandini. En décembre 2022, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à un an de prison avec sursis probatoire. Estimant cette sanction disproportionnée, l’animateur a choisi de faire appel, une décision qui s’est retournée contre lui.
En mars 2025, la cour d’appel de Paris a non seulement confirmé la culpabilité, mais doublé la peine initiale : deux ans de prison avec sursis et 20.000 euros d’amende. Cette aggravation sanctionne l’absence de prise de conscience de la gravité des faits. L’animateur a maintenu sa ligne de défense tout au long de la procédure, qualifiant ses échanges d’« imprudence » et invoquant une forme d’« humour » ou un simple « jeu virtuel ».
Face aux accusations concernant l’audition de 2009, Morandini a systématiquement contesté les faits : « Ça n’a pas pu se passer comme ça », a-t-il affirmé, niant tout souvenir de l’épisode. Cette stratégie de minimisation et de déni n’a pas convaincu les magistrats. Les juges ont écarté la thèse du malentendu virtuel, considérant que les messages explicites et les demandes de photos dénudées constituaient des actes répréhensibles, aggravés par la position d’influence de l’animateur face à de jeunes admirateurs.
Cette décision d’appel, désormais définitive après le rejet du pourvoi en cassation, illustre les risques d’une stratégie judiciaire qui peut se retourner contre son auteur lorsque les faits demeurent établis et non contestables.

Les Autres Procédures Et La Poursuite De Sa Carrière
Cette condamnation définitive pour corruption de mineurs ne constitue pas l’unique dossier judiciaire de Jean-Marc Morandini. En janvier 2025, un mois avant l’issue de la première affaire en appel, l’animateur a été condamné à 18 mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel dans le cadre d’une procédure distincte. Les faits remontent à 2015 : lors des castings de la web-série « Les Faucons », dont il était producteur, il aurait encouragé de jeunes comédiens âgés de 19 à 26 ans à s’exhiber nus. Un pourvoi en cassation reste en attente d’examen dans ce second dossier.
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