Loin de renier ce parcours, l’acteur en est fier. Il assume ouvertement préférer son pays d’origine à son pays d’adoption, et revendique ses racines espagnoles comme le fil conducteur de son identité.
Un acteur naturalisé, longtemps associé au cinéma français
Jean Reno a construit sa carrière en France, notamment grâce à sa collaboration avec Luc Besson, avant de s’imposer à Hollywood. Naturalisé français après son arrivée dans l’Hexagone, il a longtemps incarné une certaine image de l’acteur français à l’international, tout en conservant ses racines espagnoles.
À New York, il se sent enfin « moins immigré » qu’en France
C’est à New York, après sa rencontre avec sa dernière femme, que Jean Reno a trouvé un ancrage qu’il n’avait pas trouvé en France. « J’ai fini par me considérer comme un migrant permanent, mais après avoir connu ma dernière femme et de m’installer à New York, la situation a changé », a-t-il déclaré.

« Là-bas, tout le monde est immigré. De fait, j’ai moins l’impression d’être un immigré aux États-Unis qu’en France », poursuit-il. Une formule qui dit beaucoup sur le sentiment d’appartenance — ou d’absence d’appartenance — qu’il a éprouvé dans l’Hexagone.
L’acteur évoque également sa personnalité comme un frein à son acclimatation en France. Malgré de nombreuses récompenses pour ses rôles, il se définit avant tout comme espagnol.
Des propos sur l’intégration en Europe qui avaient suscité la polémique en 2016
Jean Reno n’a pas seulement parlé de son propre parcours migratoire. En 2016, il s’était exprimé sur l’intégration des migrants en Europe dans des termes qui avaient provoqué des réactions: « Si vous regardez les gens qui arrivent en Europe, vous réalisez que ceux qui se sont intégrés sont les non-musulmans. (…) Ceux qui décident de rester dans une culture basée sur la religion auront des problèmes dans les écoles et dans les autres institutions de la République ».

Ces déclarations avaient choqué certaines personnalités politiques de gauche. Elles illustrent la vision personnelle de l’acteur sur l’intégration, fondée sur sa propre expérience de migrant ayant choisi de s’adapter aux règles de ses pays d’accueil.
L’Andalousie comme terre d’élection, entre Maroc, France et États-Unis
Citoyen du monde par son parcours — Maroc, Espagne, France, États-Unis —, Jean Reno a un lieu de prédilection: l’Andalousie. Cette région du sud de l’Espagne incarne pour lui le lien le plus fort avec ses origines familiales.
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