
La Défense De Pascal Praud : Entre Reconnaissance Partielle Et Relativisation
Confronté à la polémique, Pascal Praud reconnaît un point « contestable » dans les propos de son invitée. Selon TV Magazine, le présentateur admet que l’utilisation du mot « musulman » n’est « pas juste ». « On ne voit pas un musulman, comme on ne voit pas un chrétien non plus. Ce n’est pas inscrit sur le front », argumente-t-il, établissant une distinction sémantique pour circonscrire la maladresse.
Mais le journaliste refuse d’y voir un discours raciste. « Elle dit « j’ai peur », et moi j’ai interprété qu’elle jouait. Elle n’a pas peur, c’est une formule de style, elle met en scène ce moment », affirme-t-il. Cette théorie de la « mise en scène narrative » vise à dédramatiser l’incident en le requalifiant comme procédé rhétorique. Praud insiste : « Si vous prenez ça au premier degré, elle n’a pas eu peur de voir des noirs dans le RER, je ne pense pas que ce soit ça ».
Le présentateur accepte néanmoins l’éventualité d’une intervention de l’Arcom, déclarant : « Je l’ai laissé dire ce qu’elle avait à dire. On peut considérer que l’Arcom va intervenir, pourquoi pas ». Cette concession minimale n’empêche pas sa défense d’opposer interprétation littérale et intention supposée, un argument qui peine à convaincre ceux qui ont saisi l’autorité de régulation.

