C’est ce même instinct qui guide sa prise de contact avec Sarah Knafo. Séduite par ses interventions publiques, Laure Cohen lui envoie un message sur Instagram — démarche directe, sans intermédiaire. Les échanges en ligne débouchent sur un café, et c’est là que tout se joue.
« Nous nous sommes parlé de nos vies, comme deux femmes », raconte-t-elle à Paris Match. La politique, presque absente de la conversation. Ce qui prime : l’adhésion humaine. « Il n’y a pas de blabla chez elle, ce que j’apprécie », poursuit Laure Cohen — une qualité qu’elle reconnaît d’autant mieux qu’elle en fait son métier de coach.
L’invitation à rejoindre la liste vient quelques mois plus tard, au moment où Sarah Knafo annonce officiellement sa candidature à la mairie de Paris. « C’est à ce moment qu’elle m’a demandé si j’aimerais porter ses messages publiquement à ses côtés. Je lui ai répondu que oui. »
Une adhésion fondée sur la confiance interpersonnelle — mais qui s’inscrit dans un paysage politique autrement plus complexe.

Dans l’Orbite de Zemmour Sans se Revendiquer Zemmourienne : une Ligne de Crête Assumée
Ce paysage politique « autrement plus complexe », Laure Cohen ne cherche pas à l’esquiver. Son ralliement à Sarah Knafo la place de facto dans l’orbite d’Éric Zemmour, fondateur de Reconquête et compagnon de la candidate — une réalité qu’elle assume sans détour, tout en s’efforçant d’en tracer les limites.
La proximité rhétorique, elle la reconnaît volontiers : « Il y a plein de trucs chez Zemmour qu’on peut retrouver dans mes textes. » Un aveu qui n’a rien d’anodin venant de l’auteure de Garçon, ce rap engagé contre les incivilités et le sexisme qui, en 2007, avait fait d’elle une voix singulière dans le paysage musical français.
Mais Laure Cohen s’arrête là. « Je ne suis pas zemmourienne parce que je trouve qu’il va toujours dans les extrêmes », tranche-t-elle. Une distinction qu’elle revendique avec la même précision qu’une coach en prise de parole : reconnaître des convergences sans se laisser enfermer dans une étiquette.
Cette ligne de crête — admettre une filiation partielle tout en refusant l’assimilation — constitue peut-être la posture la plus délicate de son engagement. Elle dit partager certaines valeurs, pas la méthode. Une nuance qui définit également l’angle sous lequel elle entend porter sa campagne dans le XIVe arrondissement.
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