« Les produits, l’alcool, les nuits sans sommeil, tout ça laisse des traces », a-t-elle déclaré. Elle donnait « l’impression que tout allait à peu près bien », a-t-elle précisé.
La réalité était différente: « À l’intérieur ça n’allait plus du tout. Mes problèmes d’addiction étaient déjà très installés », a expliqué la comédienne. Chaque matin, elle se levait « la boule dans le ventre » et « la tête embrouillée ».
« Si je continue, je peux mourir »: l’arrêt, le rôle perdu, le procès
La peur de perdre son travail, sa stabilité financière et tout ce qu’elle avait construit l’a d’abord empêchée d’écouter son corps et d’en parler ouvertement. Puis elle a fini par s’arrêter, en prenant la mesure de la situation.
« Si je continue, je peux mourir. Ce n’est pas une image. Ce n’est pas une exagération. C’est une évidence », a-t-elle reconnu.
Laura Smet a alors caché la véritable raison de son arrêt, et son rôle a été donné à une autre actrice. Ses assurances professionnelles ne voulaient plus la suivre et ont ouvert un procès. Tout son monde professionnel s’est écroulé, raconte-t-elle.
Honte, peur et « immense solitude »: le recul sur ce « non »
Après l’arrêt du tournage, Laura Smet dit avoir ressenti de « la honte », de « la peur » et « une immense solitude ».
Avec le recul, son jugement est pourtant tranché: « avec le recul, je sais que ce non m’a sauvé la vie », a-t-elle confié.
Elle va plus loin: « Si j’avais continué ce tournage, je pense sincèrement que je me serais mise en danger. Je ne serais peut-être plus là aujourd’hui », a-t-elle avoué.
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