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9 septembre 2026
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Laure Lavalette (RN) attaquée sur sa fille trisomique : elle exige l’exclusion de son adversaire politique

L’affaire éclate par la diffusion d’un enregistrement clandestin. Le média…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

L’Enregistrement Piège Et Les Propos Chocs

L’affaire éclate par la diffusion d’un enregistrement clandestin. Le média d’extrême droite Frontières révèle une conversation captée à l’insu de Philippe Leroy, colistier de Magali Brunel pour le collectif Toulon en Commun. Dans cet extrait audio, l’élu local franchit une ligne rouge en s’attaquant directement à la vie privée de Laure Lavalette, députée du Rassemblement national et candidate à la mairie de Toulon.

Les propos tenus sont sans équivoque : « Elle a un enfant handicapé, elle le sort seulement pour faire la photo de temps en temps et le reste du temps elle le laisse dans un institut. Elle est effroyable ». Cette accusation vise explicitement la manière dont la députée s’occuperait de sa fille atteinte de trisomie 21. L’instrumentalisation d’un enfant handicapé comme arme politique provoque immédiatement une onde de choc.

Ces déclarations ne relèvent plus du débat démocratique mais d’une attaque personnelle ciblant l’intimité familiale d’une adversaire politique. En évoquant la situation de l’enfant de Laure Lavalette, Philippe Leroy franchit les limites tacites qui régissent traditionnellement les affrontements électoraux, même dans un contexte municipal aussi tendu que celui de Toulon. La députée se retrouve ainsi contrainte de défendre non plus ses idées, mais sa dignité de mère face à des allégations qui touchent au plus intime de sa vie.

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Les Réactions Et Tentatives De Justification

Confronté à la diffusion de ses propos, Philippe Leroy tente une justification bancale auprès de Var-Matin. « Ce que j’ai dit sur Laure Lavalette et sa fille, ce sont des choses que tout le monde dit. Mais je n’aurais pas dû et je le regrette », déclare-t-il. Cette défense maladroite suggère que les accusations relèveraient d’une rumeur locale répandue, tout en reconnaissant leur caractère inapproprié. Des excuses qui sonnent creux et n’apaisent en rien la controverse.

Le collectif Toulon en Commun adopte une stratégie radicalement différente. Plutôt que de condamner fermement les propos de son colistier, le groupe se pose en victime d’une manipulation médiatique. Dans un communiqué cinglant, il dénonce un « montage malhonnête » et des « propos détournés de leur contexte ». Plus audacieux encore, le collectif annonce son intention de porter plainte contre Frontières, le média ayant diffusé l’enregistrement.

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