📌 L’aveu d’Olivier Véran sur son retour : « Je suis plus mordu que je ne le pensais »

Posted 6 août 2025 by: Admin
L’Adieu Politique Qui N’En Était Pas Un
Le 5 novembre dernier, Olivier Véran postait sur X un message qui se voulait définitif. L’ancien ministre de la Santé annonçait officiellement qu’il ne se présenterait pas à l’élection législative partielle dans la 1re circonscription de l’Isère, tournant ainsi la page de douze années de mandats locaux et nationaux menées « tambour battant ».
« Ces derniers mois m’ont permis de réfléchir à tête reposée », écrivait-il alors, précisant : « Je n’ai jamais considéré la politique comme une carrière. J’aspire à servir mon pays autrement, à m’engager différemment. » Un discours rodé de retrait politique qui semblait clore définitivement un chapitre.
Pourtant, dès cette annonce, une phrase intriguait les observateurs avertis. « Ce n’est pas un adieu », glissait l’ex-porte-parole du gouvernement, avant d’ajouter cette confidence révélatrice : « De toute façon, en politique, ‘jamais’, ça veut dire ‘pas tout de suite’ ».
Cette formule, apparemment anodine, résonnait comme un signal prémonitoire. Huit mois plus tard, les récentes déclarations de Véran au *Parisien* lui donnent une résonance particulière. L’homme qui prônait le « recul salutaire et nécessaire » semble aujourd’hui incapable de résister à l’appel du politique. Un retour qui, finalement, n’a jamais vraiment été un départ.
Les Reconversions Avortées : De La Médecine Au Lobbying
Ce « pas tout de suite » prenait tout son sens quand on analyse les errements professionnels de Véran depuis novembre. À la suite de son annonce de retrait, l’ex-ministre avait initialement tracé une voie claire : reprendre son activité de médecin. Neurologue de formation, il hésitait entre une reconversion dans la médecine esthétique ou un retour à sa spécialité d’origine.
Un projet médical qui semblait cohérent pour l’homme qui avait géré la crise sanitaire. Pourtant, quelques mois plus tard, revirement complet. Comme le révélait *La Lettre* en septembre dernier, Véran abandonnait finalement la blouse pour lancer sa propre société de lobbying.
Un choix surprenant qui interroge sur ses véritables motivations. Car si la médecine l’éloignait définitivement des cercles de pouvoir, le lobbying l’y maintenait en périphérie. Une position inconfortable qui ne tarde pas à révéler ses limites.
Quelques mois après avoir embrassé cette nouvelle voie professionnelle, les premiers signes d’insatisfaction apparaissent. Dans les colonnes du *Parisien* ce mardi 5 août, l’ex-porte-parole du gouvernement avoue sans détour : « Je suis heureux dans ma vie, mais l’action publique et le débat me manquent ».
Une confidence qui révèle un mal-être profond et annonce la suite logique de cette quête d’identité professionnelle.
L’Aveu Fracassant : « Je Suis Plus Mordu Que Je Ne Le Pensais »
Cette quête d’identité trouve son épilogue dans un aveu aussi surprenant qu’édifiant. Car Véran pousse désormais sa sincérité bien plus loin que cette simple reconnaissance d’un manque. Dans les colonnes du *Parisien* ce mardi 5 août, il franchit une ligne psychologique décisive : « Je crois que je suis plus mordu que je ne le pensais ».
Une formule qui sonne comme une révélation personnelle. L’homme qui pensait pouvoir tourner la page découvre l’ampleur de sa dépendance politique. Cette addiction au pouvoir qu’il sous-estimait lui-même.
Quelques jours plus tôt déjà, dans *La Tribune Dimanche* du 20 juillet, les premiers signes de cette prise de conscience émergeaient. Véran admettait que ce milieu « commence » à lui manquer, avant de lâcher une confidence encore plus révélatrice : « De toute façon, ça ne sert à rien de lutter, j’ai ça dans le sang ».
L’aveu d’une fatalité. Comme si l’ancien ministre découvrait soudain l’impossibilité de s’extraire définitivement de l’univers politique. Une dépendance viscérale qu’aucune reconversion professionnelle ne saurait combler.
Ces déclarations marquent un tournant psychologique majeur. Véran ne parle plus de « peut-être » ou de « un jour ». Il assume désormais pleinement cette addiction politique qui le caractérise, préparant ainsi le terrain à des annonces plus concrètes.
Retour Imminent Et Critique Du Macronisme
Ces annonces plus concrètes ne tardent pas. Véran passe désormais aux intentions déclarées. Dans ce même entretien au *Parisien*, l’ancien ministre lève définitivement le voile : « J’ai bien l’intention de contribuer ! »
Une déclaration sans équivoque qui sonne comme un engagement ferme. Mais cette perspective de retour s’accompagne d’un positionnement politique stratégique particulièrement révélateur.
Car Véran profite de cette annonce pour régler ses comptes avec l’évolution du macronisme. Sa critique est cinglante : « Le macronisme de 2017, disruptif, humaniste et social libéral, j’ai bien peur qu’il n’ait pas survécu au Macron du premier quinquennat ».
Une charge frontale contre la dérive d’un mouvement qu’il a pourtant fidèlement servi. L’ancien porte-parole du gouvernement dessine ainsi les contours d’un macronisme « originel » dont il se revendique, par opposition à sa version actuelle qu’il désavoue implicitement.
Cette distinction n’est pas anodine. Elle lui permet de justifier un retour tout en prenant ses distances avec la ligne présidentielle. Un positionnement habile qui ménage ses options futures.
L’ex-ministre tempère toutefois sa charge en rappelant que « les idées ne meurent pas ». Une nuance qui maintient la porte ouverte à d’éventuelles réconciliations, tout en campant sa position de gardien du temple macroniste de la première heure.
Ce positionnement révèle une stratégie de comeback minutieusement préparée.