En Galice et aux Baléares, les observateurs verront l’astre se coucher déjà mordu par la Lune, un tableau rare sous ces latitudes. Plus au nord, à Paris et à Londres, la Lune masquera plus de 90 % du disque solaire peu avant que celui-ci ne glisse sous l’horizon.
La pointe sud-ouest de l’Angleterre, la Cornouailles, enregistrera la couverture la plus élevée hors zone de totalité: jusqu’à 96 % du Soleil occulté. Depuis la France métropolitaine, seul un croissant solaire restera visible, bas sur l’horizon en début de soirée.
Pourquoi éclipse et Perséides coïncident cette année
Une éclipse solaire se produit toujours lors d’une nouvelle lune, quand l’astre nocturne se place entre la Terre et le Soleil. Or, le maximum annuel des Perséides tombe chaque année autour du 12 août. En 2026, les deux phénomènes se superposent exactement, ce qui garantit un ciel totalement noir pour l’observation des météores — une configuration qui ne se répète pas chaque année.
779 millions de personnes concernées, selon Live Science
Au total, environ 779 millions de personnes, de l’Amérique du Nord à l’Afrique du Nord, apercevront au moins un dixième du disque solaire masqué, selon le décompte relayé par Live Science — à condition que le ciel reste dégagé.

Ce chiffre illustre l’étendue géographique exceptionnelle de cet événement: même depuis des régions très éloignées de la bande de totalité, le phénomène sera perceptible à l’œil nu, avec les protections optiques adaptées.
Les Perséides à leur maximum sous un ciel sans lune
Parce qu’une éclipse de Soleil se produit toujours à la nouvelle lune, aucune clarté parasite ne viendra éclaircir la nuit du 12 au 13 août. C’est précisément cette nuit-là que les Perséides atteignent leur maximum annuel, une coïncidence qui ne se reproduit pas chaque année.

Sous un ciel de campagne, un observateur patient pourra compter de cinquante à soixante-quinze traînées lumineuses par heure. Le meilleur créneau se situe entre minuit et deux heures du matin. Les Perséides sont connues pour leurs longues traînées, parfois teintées de vert, ce qui en fait l’une des pluies d’étoiles les plus spectaculaires du calendrier.
Ces météores n’ont pourtant rien de stellaire. Ce sont de minuscules poussières abandonnées le long de son orbite par la comète Swift-Tuttle, que la Terre traverse chaque été à la même période. En percutant l’atmosphère à plusieurs dizaines de kilomètres par seconde, ces grains s’échauffent, s’embrasent et laissent une traînée fugace.
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