NGC cite aussi deux pièces célèbres retrouvées par de jeunes collectionneurs dans les années 1940, puis authentifiées bien plus tard. L’une venait de Philadelphie, l’autre de San Francisco. Elles illustrent la part presque mythique de ces erreurs de frappe, mais aussi l’importance de la provenance et de l’expertise.
À titre de comparaison, CNN rapportait en 2021 qu’un Double Eagle de 1933 avait été adjugé 18,9 millions de dollars chez Sotheby’s, présenté alors comme la pièce la plus chère jamais vendue aux enchères. Ce repère rend d’autant plus nécessaire la prudence face à l’estimation de 121 millions de dollars avancée pour le penny.
Les bons réflexes avant de s’emballer
Le premier test évoqué par l’U.S. Mint est simple : utiliser un aimant. Si un cent de 1943 y adhère, il s’agit d’acier zingué et non d’un exemplaire en cuivre. Si la pièce n’adhère pas, cela ne suffit pas à prouver sa valeur, mais cela justifie une authentification par un expert.

La prudence est indispensable, car ces cents ont souvent été contrefaits. L’U.S. Mint signale des pièces en acier recouvertes de cuivre, ainsi que des dates modifiées à partir de pennies de 1945, 1948 ou 1949.
Le même principe vaut pour les pièces européennes citées par la source, comme certaines pièces de 2 euros de Monaco, du Vatican, de Finlande ou d’Allemagne. La valeur dépend toujours d’un faisceau d’éléments : tirage, erreur, état, demande du marché et certification.
Avant toute mise en vente, mieux vaut donc éviter les annonces précipitées et faire examiner la pièce par un professionnel reconnu. Sur ce marché, une différence de détail peut séparer une trouvaille ordinaire d’un véritable objet de collection.
Le penny de 1943 en alliage cuivreux est bien l’une des grandes raretés de la numismatique américaine. Mais les données disponibles ne permettent pas de confirmer l’estimation de plus de 115 millions d’euros. À retenir : vérifier une pièce peut être utile, mais seule une authentification sérieuse permet d’établir sa nature et sa valeur réelle.
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