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17 août 2026
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Le périphérique parisien à 30 km/h et ouvert aux vélos : le plan radical d’Emmanuel Grégoire

La pollution sonore est tout aussi préoccupante. Selon l’ADEME, elle touche environ 500 000 Parisiens vivant à proximité du périphérique. Pour la majorité municipale, ces données font de la transformation du périphérique non pas un choix idéologique, mais une nécessité de santé publique.

42,6 milliards €
Le coût annuel de la pollution sonore du périphérique pour la société française, selon l’ADEME — un argument central pour justifier sa transformation.

Un coût colossal et une opposition déterminée à résister

L’ambition du projet se heurte à une réalité budgétaire difficile. Si la porte de Gentilly est estimée entre 10 et 15 millions d’euros, les travaux à grande échelle représentent des sommes bien plus importantes : David Belliard évoque lui-même « plusieurs centaines de millions d’euros » pour la seule porte de Bagnolet. Dans un contexte de finances municipales tendues, le financement de l’ensemble du programme reste une question ouverte.

Un coût colossal et une opposition déterminée à résister
Image d’illustration © TOPTENPLAY

L’opposition politique n’entend pas laisser passer le projet sans résistance. Sarah Knafo, candidate qui ne s’est pas maintenue au second tour, défendait au contraire un retour à 80 km/h et une logique d’économies budgétaires. Rachida Dati, autre figure de la droite parisienne, ne s’était en revanche pas positionnée sur la question du périphérique durant la campagne.

La phase expérimentale qui s’ouvrira en septembre 2026 sera donc scrutée autant sur le plan technique que politique. Les résultats observés à la porte de Gentilly — impact sur la fluidité du trafic, sécurité des cyclistes, acceptabilité par les riverains — détermineront en grande partie la capacité de la majorité à poursuivre ce chantier jusqu’en 2032.

Le chantier qui s’annonce est à la fois technique, financier et politique. En ouvrant le périphérique aux vélos dès septembre 2026 et en posant les bases d’une transformation totale à l’horizon 2032, Emmanuel Grégoire prend un pari ambitieux sur l’avenir de la mobilité parisienne. Les données sanitaires plaident pour l’action : accidents, pollution de l’air, nuisances sonores — les arguments ne manquent pas. Mais la réussite du projet dépendra autant de la solidité des finances municipales que de la capacité de la majorité à convaincre au-delà de son camp. La porte de Gentilly, premier test grandeur nature, donnera dès l’automne prochain de premières réponses décisives.

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