Le volet immigration constituait le poste le plus lourd du programme: 19,5 milliards d’euros d’économies annoncées, via la suppression des prestations non contributives versées aux étrangers et la conditionnalité de certaines aides contributives à « trois années de travail effectif en France ». La lutte contre les fraudes sociale et fiscale devait, elle, dégager 20 milliards.
UE, audiovisuel public, énergie: les coupes qui dépassent le social
Au-delà des prestations, Ciotti proposait de réduire de 7 milliards la contribution française au budget de l’Union européenne et de diviser par deux l’aide publique au développement. Dans le secteur de l’énergie, il envisageait de supprimer certains soutiens aux énergies renouvelables et des tarifs de rachat.

Sur le plan institutionnel, son projet incluait la privatisation de l’audiovisuel public, la suppression des CESE et CESER, ainsi qu’une réduction du nombre d’agences d’État. Une réforme territoriale ramenant l’organisation à deux échelons était également prévue.
Enfin, des cessions de participations publiques, une réduction du patrimoine immobilier de l’État et la suppression de niches fiscales jugées inefficaces devaient compléter l’ensemble du dispositif.
La suppression des fournitures gratuites à Nice sera effective dès la rentrée de fin août 2026. Au niveau national, le contre-budget de Ciotti, adressé à Matignon en septembre 2025, n’a pas été adopté par le gouvernement Lecornu; son sort législatif reste entier. La question de savoir si l’UDR portera ces propositions dans le cadre des prochaines discussions budgétaires à l’Assemblée nationale demeure ouverte.
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