
À leur arrivée, les policiers sont accueillis par le propriétaire des lieux, visiblement en état d’ébriété manifeste. À l’intérieur du domicile, ils constatent la présence de trois autres chiens enfermés dans une cage, qui présentent un comportement agressif.
C’est en inspectant la cour de l’habitation que les fonctionnaires font la découverte la plus grave : le cadavre d’un Staffordshire Bull Terrier placé dans un carton. L’animal avait déjà été évacué de la maison par son propriétaire avant l’arrivée des forces de l’ordre.
« Il était devenu dangereux » : la justification avancée par le propriétaire
Face aux policiers, l’homme ne nie pas les faits. Selon une source policière, il reconnaît avoir pendu son chien et justifie son geste par le fait que l’animal « serait devenu dangereux et violent depuis deux ans ». Une explication qui ne constitue en rien un motif légal pour mettre fin à la vie d’un animal.

La présence de trois autres chiens, enfermés dans une cage et présentant un comportement agressif au moment de l’intervention, interroge par ailleurs sur les conditions générales de détention des animaux au sein du foyer.
Sur le plan juridique, l’argument du chien dangereux ne tient pas davantage : le Staffordshire Bull Terrier n’est pas classé parmi les races réglementées par la loi française du 6 janvier 1999. Contrairement à son cousin l’American Staffordshire Terrier, il n’est soumis à aucune obligation particulière de détention et n’est inscrit dans aucune catégorie de chiens dits « d’attaque » ou « de garde et de défense ».
Garde à vue et renvoi : une procédure judiciaire qui suit son cours
Après avoir été entendu sur place, l’homme a été conduit au commissariat et placé en garde à vue. La dépouille du chien a simultanément été prise en charge par les services compétents, conformément à la procédure habituelle dans ce type d’affaire.

Le lendemain de son interpellation, le mis en cause a été déféré. Il a été présenté au tribunal judiciaire de Béthune le vendredi 25 avril 2026.
Son audience n’a cependant pas pu se tenir à cette date : elle a été renvoyée à une date ultérieure, non précisée au moment de la publication. Le dossier suit donc son cours dans l’attente d’un nouveau passage devant la juridiction.
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