Pour les enquêteurs, les prochaines questions portent sur la répartition des rôles, la vérification du matériel et les éventuelles responsabilités civiles. Selon les conclusions judiciaires, les proches pourraient aussi poser la question d’une indemnisation.
Une activité de risque sans autorisation, selon El País
El País rapporte que le gouvernement fédéral brésilien a indiqué que l’entreprise proposant l’activité n’avait pas d’autorisation pour ce type de pratique à risque, en citant Folha de São Paulo. Cette information renforce l’un des axes de l’enquête : savoir si l’activité était légalement encadrée.

Le Ponte do Esqueleto est présenté par Entre Nous comme un pont fermé à la circulation depuis plus de trente ans. La source mentionne également d’autres accidents survenus ces dernières années sur ce site, dont la mort d’une cycliste en 2024 et des blessés graves en 2025.
AP rappelle que le rope jumping se distingue du bungee jumping classique : il utilise des cordes d’escalade peu extensibles pour transformer la chute en balancement, au lieu d’un rebond vertical sur élastique. Cette différence technique rend les procédures de sécurité et les contrôles du matériel déterminants.
La suite administrative pourrait viser les organisateurs, mais aussi les conditions d’accès au pont et l’éventuelle couverture d’assurance de l’activité. À ce stade, aucune information vérifiée ne précise l’existence d’un contrat ou d’une prise en charge.
Rope jumping ou bungee jumping ?
AP précise que le rope jumping n’utilise pas le même principe que le saut à l’élastique classique. Les cordes, peu extensibles, doivent transformer la chute en mouvement de balancier, ce qui impose une fixation et une vérification rigoureuses avant le départ.
L’enquête doit maintenant établir qui était chargé d’attacher les cordes, qui devait contrôler le matériel et dans quelles conditions l’activité était organisée sur ce pont. Les autorités devront aussi préciser les qualifications pénales retenues contre les instructeurs et les suites administratives possibles pour les sociétés impliquées. Aucune échéance judiciaire publique n’a encore été confirmée.
Articles suggérés
195 € subtilisés, 19 ans d’ancienneté perdus: la justice valide le licenciement
Une caissière d'Auchan à Saragosse, en Espagne, a été licenciée sans indemnité après 19 ans de service, pour avoir soustrait 195 euros du portefeuille…

