
Géographiquement, les annonces s’étendent sur plusieurs quartiers de l’est londonien : Ilford, Newbury Park, East Ham. Une agence immobilière identifiée sous le nom de Roshan Properties se distingue particulièrement, avec des dizaines de publications du même type sur sa page Facebook. Certaines annonces précisaient en outre des critères ethniques, exigeant des locuteurs punjabi ou gujarati, ou des personnes originaires de régions spécifiques du sous-continent indien.
Au-delà des critères religieux stricto sensu, d’autres annonces imposaient des conditions de vie particulières, comme l’interdiction de l’alcool et du tabac dans le logement. Le Telegraph a également signalé des annonces réservées aux hindous, montrant que le phénomène ne se limite pas à une seule communauté, mais reflète une logique de tri communautaire plus large.
Des propriétaires qui assument et ne cachent rien
Pour mesurer l’ampleur réelle de ces pratiques, les journalistes du Telegraph ont franchi une étape supplémentaire : contacter directement les propriétaires concernés afin de vérifier si des candidats non-musulmans pouvaient soumettre leur dossier. La réponse a été sans équivoque.

« Allez-vous-en ! » ont lancé plusieurs propriétaires avant de raccrocher. Aucun n’a semblé gêné par la démarche, ni par le caractère illégal de leur annonce. Cette réaction frontale illustre une banalisation du phénomène : ces propriétaires ne se cachent pas, ne tempèrent pas leurs propos, et n’anticipent visiblement aucune conséquence juridique.
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