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17 septembre 2026
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Londres : des annonces « réservé aux musulmans » révèlent une discrimination au logement illégale et banalisée

Une enquête choc dans les quartiers est de Londres
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Géographiquement, les annonces s’étendent sur plusieurs quartiers de l’est londonien : Ilford, Newbury Park, East Ham. Une agence immobilière identifiée sous le nom de Roshan Properties se distingue particulièrement, avec des dizaines de publications du même type sur sa page Facebook. Certaines annonces précisaient en outre des critères ethniques, exigeant des locuteurs punjabi ou gujarati, ou des personnes originaires de régions spécifiques du sous-continent indien.

Au-delà des critères religieux stricto sensu, d’autres annonces imposaient des conditions de vie particulières, comme l’interdiction de l’alcool et du tabac dans le logement. Le Telegraph a également signalé des annonces réservées aux hindous, montrant que le phénomène ne se limite pas à une seule communauté, mais reflète une logique de tri communautaire plus large.

Des propriétaires qui assument et ne cachent rien

Pour mesurer l’ampleur réelle de ces pratiques, les journalistes du Telegraph ont franchi une étape supplémentaire : contacter directement les propriétaires concernés afin de vérifier si des candidats non-musulmans pouvaient soumettre leur dossier. La réponse a été sans équivoque.

Des propriétaires qui assument et ne cachent rien
Image d’illustration © TOPTENPLAY

« Allez-vous-en ! » ont lancé plusieurs propriétaires avant de raccrocher. Aucun n’a semblé gêné par la démarche, ni par le caractère illégal de leur annonce. Cette réaction frontale illustre une banalisation du phénomène : ces propriétaires ne se cachent pas, ne tempèrent pas leurs propos, et n’anticipent visiblement aucune conséquence juridique.

Le journal a également contacté les plateformes hébergeant ces annonces pour obtenir leur position. À l’exception de Facebook, qui a finalement agi après la publication de l’enquête, aucune n’a répondu. Cette absence de réaction de la part des intermédiaires numériques soulève des questions sur leur responsabilité dans la propagation de contenus illégaux.

Une loi adoptée en 2010, mais peu appliquée

L’Equality Act 2010 a unifié et renforcé les législations antidiscriminatoires au Royaume-Uni, couvrant l’emploi, l’éducation et le logement. Elle protège neuf « caractéristiques protégées », dont la religion, la race et l’origine ethnique. Dans les faits, son application dans le secteur locatif privé reste largement tributaire des signalements individuels, faute de contrôles systématiques.

L’Equality Act 2010 : une loi ignorée, des sanctions prévues

Le cadre légal britannique est pourtant clair. L’Equality Act 2010 interdit toute forme de discrimination fondée sur la religion, la croyance, l’origine ethnique ou d’autres caractéristiques protégées dans l’accès au logement. Ni les propriétaires individuels, ni les agences immobilières ne sont autorisés à formuler une préférence religieuse dans leurs annonces.

L'Equality Act 2010 : une loi ignorée, des sanctions prévues
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le Renters’ Rights Act, législation plus récente, renforce ces dispositions en matière de sanctions. Un propriétaire reconnu coupable de discrimination s’expose à une amende pouvant atteindre 7 000 £ par infraction. En cas de manquements répétés, une nouvelle amende du même montant peut s’y ajouter.

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