Mais au-delà de la revalorisation elle-même, une inquiétude traverse les rangs syndicaux : le risque d’un gel durable du montant une fois celui-ci fixé. Patrick Dury le formule sans détour : « Il est nécessaire de continuer à ajuster et à réviser régulièrement le salaire minimum afin de garantir un niveau de vie décent à l’avenir ». Cette exigence d’indexation automatique vise à empêcher que l’inflation n’érode progressivement les gains obtenus en 2026.
Les syndicats réclament donc un mécanisme pérenne d’ajustement, calqué sur l’évolution du salaire médian ou du coût de la vie. Sans cela, préviennent-ils, la hausse spectaculaire annoncée ne sera qu’un trompe-l’œil temporaire. Le Luxembourg, champion européen des salaires, se trouve à un tournant : garantir durablement un niveau de vie décent ou laisser l’écart se creuser à nouveau entre travailleurs et réalités économiques du pays. La réponse dépendra autant du texte final que de sa capacité à évoluer dans le temps.
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