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17 septembre 2026
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Lynx protégée tuée dans l’Ain : ses deux petits de 7 mois recherchés après la mort de leur mère lapidée

Début janvier, un promeneur du Haut-Bugey assiste à une scène…

Image d'illustration © TopTenPlay
Image d’illustration © TopTenPlay

Un Drame En Plein Haut-Bugey : Chronologie D’un Acharnement Mortel

Début janvier, un promeneur du Haut-Bugey assiste à une scène qui glace le sang : un chasseur lapide méthodiquement un lynx errant, manifestement affaibli. L’alerte est immédiatement donnée. Mais les témoignages révèlent que cette agression n’est pas un acte isolé. La veille, ce même individu avait déjà pris pour cible l’animal, pénétrant illégalement sur une propriété privée pour lui jeter branches et cailloux. Un acharnement délibéré sur deux jours consécutifs.

L’équipe du Centre Athénas, structure jurassienne spécialisée dans le secours de la faune sauvage, se mobilise en urgence. À leur arrivée, le constat est sans appel : la femelle lynx est dans un état critique. Son corps décharné, son regard éteint, ses mouvements hésitants trahissent un calvaire qui ne date pas d’hier.

Les soigneurs procèdent immédiatement aux premiers examens. Ce qu’ils découvrent dépasse la simple maltraitance ponctuelle : les blessures révèlent une succession de violences étalées sur plusieurs semaines. L’animal, supposé bénéficier de la protection légale accordée aux espèces menacées, a manifestement été traqué et agressé à répétition. La question qui s’impose désormais aux enquêteurs comme aux défenseurs de la biodiversité : comment un tel enchaînement de cruauté a-t-il pu se produire sans être détecté plus tôt ?

Image d'illustration © TopTenPlay
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Un État De Santé Catastrophique Révélant Un Calvaire De Plusieurs Semaines

Les examens vétérinaires confirment l’ampleur du drame. La femelle lynx ne pèse que 10 kg, soit moins de la moitié du poids normal d’un adulte de cette espèce. Une maigreur extrême qui témoigne d’une incapacité prolongée à se nourrir. Les radiographies révèlent rapidement la cause : un projectile de mi-décembre a perforé l’un de ses yeux, la rendant aveugle et incapable de chasser pour survivre.

Mais ce n’est pas tout. Les soigneurs découvrent un second impact, plus ancien, logé dans l’arrière-train. Un calibre différent, prouvant que l’animal a essuyé au moins deux tirs distincts. « Un acharnement », tranche sans détour le Centre Athénas dans son rapport médical. Deux agressions par arme à feu, espacées dans le temps, contre une espèce légalement protégée.

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