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25 juillet 2026
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Manon disparue, son compagnon en fuite en Algérie avec leur bébé : un féminicide redouté en Loire-Atlantique

Depuis l’annonce de l’enquête, la discrétion règne dans la commune. Interrogés par les journalistes, les habitants se montrent peu diserts. « C’est déjà assez grave, on ne dira rien », a simplement répondu l’un d’eux, témoignant d’une communauté sous le choc.

Le compagnon en fuite en Algérie : une traque aux obstacles diplomatiques

La veille du signalement, le 2 avril, le compagnon de Manon — un homme de 41 ans — a embarqué à l’aéroport de Nantes à destination de l’Algérie, emportant avec lui la petite Inaya. Selon les éléments recueillis par l’enquête, il aurait depuis lors contacté plusieurs personnes sans jamais révéler sa localisation précise.

Le compagnon en fuite en Algérie : une traque aux obstacles diplomatiques
Image d’illustration © TOPTENPLAY

La traque du suspect se heurte à un obstacle de taille : l’Algérie ne procède pas à l’extradition de ses ressortissants vers des pays étrangers. Les enquêteurs doivent donc s’appuyer sur des canaux de coopération judiciaire internationale, souvent longs et soumis à la volonté diplomatique des deux parties. Une contrainte qui place les autorités françaises dans une position d’attente inconfortable.

La petite Inaya, 15 mois, est elle aussi au cœur des recherches. Dans le cadre de l’enquête pour enlèvement de mineur, son sort préoccupe autant les enquêteurs que celui de sa mère. À ce stade, aucune information publique ne permet de préciser les conditions dans lesquelles l’enfant se trouve.

L’extradition, un obstacle juridique majeur

L’Algérie ne procède pas à l’extradition de ses propres ressortissants, en application d’un principe partagé par de nombreux États. Lorsqu’un ressortissant algérien soupçonné de crime se réfugie en Algérie, la France ne peut que solliciter une coopération judiciaire bilatérale, sans pouvoir contraindre Alger à livrer le suspect. L’issue dépend alors de négociations diplomatiques dont le calendrier échappe entièrement aux enquêteurs.

Une série noire : quand les féminicides se terminent en fugues à l’étranger

L’affaire de Saint-Étienne-de-Montluc n’est pas isolée. En mars 2026, la France a été secouée par le dossier des disparues de l’Aveyron : Audrey et Angela, l’ex-femme et la compagne de Cédric Prizzon, ancien policier, ont été retrouvées mortes au Portugal. Prizzon avait organisé sa fuite à l’étranger avec ses enfants avant d’être finalement interpellé. Selon les enquêteurs, il aurait contraint son fils de 12 ans à monter la garde pendant qu’il dissimulait les corps.

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