L’écrivaine poursuit avec une formule sans équivoque : « Puis il m’a jetée, frappé l’âme, au point que j’ai eu mille cicatrices sur le corps. » Cette violence métaphorique révèle l’ampleur du traumatisme vécu, une empreinte indélébile qui résiste au temps et à la raison.
Pourtant, de cette traversée du deuil émerge une résolution farouche. « Plus jamais je ne laisserai un homme m’abîmer de la sorte », affirme la trentenaire, traçant une ligne de démarcation nette entre son passé et son avenir. Cette promesse à elle-même constitue le socle de sa reconstruction.
Mais c’est dans l’ambivalence finale que réside toute la complexité de son témoignage : « Cependant il m’a aimée comme personne ne sait aimer. L’amour n’est pas une excuse, L’amour est au-delà, une chose dont on doit être digne. » Line Papin reconnaît ainsi l’intensité de ce qu’elle a vécu tout en refusant que la passion justifie la destruction. Une lucidité déchirante qui interroge les lecteurs sur la frontière ténue entre dévotion amoureuse et aliénation.
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