Pour Marianne, sa mère, l’enfant était bien plus qu’une fille. Elle représentait un nouveau départ, un lien fusionnel construit après des années de vie difficile, marquées par les violences et une jeunesse très instable.
Un délinquant récidiviste qui avait interrompu son traitement
L’homme n’était pas inconnu des services judiciaires. Délinquant récidiviste aux antécédents très lourds, il avait choisi, quelques années plus tôt, de suivre un traitement médical censé supprimer toute pulsion dangereuse.
Il y avait ensuite mis fin volontairement, pour en annuler tous les effets.
Marianne s’est demandé comment un tel homme avait pu se retrouver en liberté et sans surveillance. À sa douleur s’ajoutait le sentiment d’une trahison des institutions censées protéger les plus vulnérables.
Au troisième jour du procès, des coups de feu dans la salle
Le procès s’ouvre au printemps 1981. Marianne s’y rend chaque jour. Le troisième jour, à la barre, l’accusé prétend que la fillette aurait tenté de le faire chanter.
Ce matin-là, Marianne est arrivée au tribunal avec une arme dissimulée dans son sac. À la reprise de l’audience, elle se lève, sort l’arme et fait feu sur l’accusé.
Elle se laisse ensuite désarmer sans résistance, en murmurant qu’elle voulait l’empêcher de mentir.
Cagnottes de soutien et rappel du rôle des institutions
L’affaire dépasse rapidement les frontières. Une partie du public voit en Marianne une mère brisée, qui aurait fait ce que tout parent désespéré aurait imaginé faire. Des cagnottes de soutien s’organisent spontanément pour couvrir ses frais juridiques.
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