
C’est dans ce contexte de retour sur grand écran que l’actrice a accordé une interview à l’émission Sept à huit, quelques jours avant la sortie du film.
Simone Signoret, icône du cinéma français
Simone Signoret (1921-1985) est l’une des actrices françaises les plus célébrées, première Française à remporter l’Oscar de la meilleure actrice en 1960 pour Les Chemins de la haute ville. Sa relation avec Yves Montand, acteur et chanteur, a marqué l’histoire du cinéma et de la chanson française. Le biopic de Diane Kurys s’inscrit dans une longue tradition de films consacrés à ce couple emblématique.
«Ma famille est une famille d’exilés»: une identité construite sur quatre nationalités
Face à Audrey Crespo-Mara, Marina Foïs a retracé une généalogie familiale sans racine française: «Ma famille est une famille d’exilés. Ma mère est la première Française de la famille. Mon grand-père était russe, ma grand-mère était égyptienne. J’ai une grand-mère allemande, un grand-père italien. Donc en fait, il n’y a pas de Français», a-t-elle déclaré.

L’actrice, qui revendique par ailleurs sa double nationalité franco-italienne, a également évoqué lors de l’émission la mort de son frère Fabio, abordant ainsi des sujets personnels intimes aux côtés de ses prises de position publiques.
«Sale gauchiste»: l’actrice assume ses convictions sur le mélange culturel
Marina Foïs n’a pas cherché à arrondir les angles. «Être issue de plein de milieux culturels différents, c’est évidemment une richesse. Pour moi, le mélange, c’est une valeur absolue», a-t-elle affirmé, avant d’anticiper les critiques: «Alors, on me traitera de sale gauchiste, mais je le dis et je l’affirme, je ne me tairai jamais là-dessus. Oui, je suis pour le mélange.»

Cette déclaration a laissé Audrey Crespo-Mara sans voix, selon les éléments rapportés par la production de l’émission.
La peur de l’autre, signe de fragilité identitaire selon Foïs
Pour étayer sa position, l’actrice a invoqué un argument tiré du monde naturel: «La nature nous dit un truc», a-t-elle dit, citant la consanguinité comme contre-exemple des mélanges entre espèces.

Elle a ensuite formulé une critique directe de la peur de la différence: «Je ne comprends pas bien la peur de la différence, sauf si on est très fragile sur son identité. C’est-à-dire que celui qui a peur de l’autre parce qu’il ne lui ressemble pas, c’est qu’il est très fragile. Moi, je n’ai pas peur en fait que tu ne manges pas comme moi, que tu ne penses pas comme moi.»
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