La distinction qu’elle opère ne porte pas sur la nationalité, précise-t-elle, mais sur l’exigence d’assimilation. L’immigration européenne passée – italienne, portugaise, polonaise – ne pose aucun problème à ses yeux. Pourquoi ? Parce que ces populations « se sont assimilées à quelqu’un et à quelque chose ». Elles ont accepté de s’intégrer à une culture de référence préexistante.
Le basculement, selon la députée européenne, se situe précisément aujourd’hui. « Le problème, c’est que ça n’est plus admis, ça n’est plus normal », déplore-t-elle. Les nouveaux arrivants importeraient désormais leur culture et leur mode de vie sans chercher à s’assimiler, exigeant même que « ceux qui étaient là avant n’ont qu’à se pousser ».
Sa conclusion tombe comme un couperet : « Je suis désolée de vous dire que non, moi, je ne l’accepte pas. » L’assimilation n’est pas négociable. C’est la condition sine qua non de son projet politique, la frontière qu’elle refuse catégoriquement de franchir.
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