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26 juin 2026

Mis en examen à 10 ans pour tentative de meurtre et de viol à Saint-Brieuc

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Mis en examen pour tentative de meurtre et de viol : ce que la loi prévoit sous 13 ans

Une information judiciaire est ouverte pour tentative de meurtre et tentative de viol avec arme. Le garçon est formellement mis en examen, une situation rarissime à cet âge.

Code de la justice pénale des mineurs ouvert sur un bureau, procédure judiciaire
Image d’illustration © Toptenplay

L’article L11-1 du Code de la justice pénale des mineurs pose une présomption de non-discernement pour les enfants de moins de 13 ans. Concrètement, aucune sanction pénale classique n’est possible : la priorité légale va aux mesures éducatives. La prison est exclue avant 13 ans.

L’enquête devra encore établir le niveau de discernement du garçon et la nature exacte de ses intentions, le mineur restant présumé innocent à ce stade de la procédure.

10 ans et demi
L’âge du mis en examen, en dessous du seuil légal de 13 ans qui exclut toute sanction pénale classique en France.

Couvre-feu, interdiction de contact et hospitalisation envisagée pour le mis en examen

Le juge d’instruction ordonne une mesure éducative judiciaire provisoire (MEJP), cadre légal le plus contraignant disponible pour un enfant de cet âge. Elle comprend une interdiction de sortir de son domicile entre 22 heures et 6 heures, une interdiction de tout contact avec la victime, et un suivi assuré par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ).

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Éducateur de la protection judiciaire de la jeunesse face à un mineur en suivi éducatif
Image d’illustration © Toptenplay

Le procureur Wattebled précise que « des démarches ont d’ores et déjà été entreprises pour faire hospitaliser le mis en examen », laissant entrevoir une prise en charge médicale ou psychiatrique en parallèle du volet judiciaire.

De son côté, la victime, âgée de 22 ans, devra se reconstruire après cette agression. Blessée physiquement et exposée à un traumatisme majeur, elle pourra s’appuyer, selon les informations disponibles, sur ses proches et sur des associations spécialisées dans l’accompagnement des victimes.

La procédure suit désormais son cours devant le juge d’instruction, qui devra notamment faire évaluer le discernement du garçon par des experts. La question de son hospitalisation, évoquée par le procureur Wattebled, reste en suspens. Pour la victime, le chemin judiciaire sera long : l’instruction peut durer plusieurs mois avant qu’un renvoi éventuel devant le tribunal pour enfants soit envisagé. La qualification des faits — tentative de meurtre et tentative de viol avec arme — pourrait également évoluer au fil des investigations.

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