
À l’issue des quarante-huit heures légales de garde à vue, Patrick Bruel est mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Une procédure qui marque une étape formelle dans l’instruction judiciaire en cours.
Dans les pages de Paris Match, le chanteur affirme avoir pu s’expliquer devant les magistrats : «J’ai pu dire ce que j’avais à dire à la justice et aux juges. Jusqu’au bout je me battrai pour prouver mon innocence», déclare-t-il. Avant la garde à vue, il aurait également confié à ses proches : «Je vais me battre».
Qu’est-ce qu’une mise en examen ?
En droit français, une mise en examen signifie qu’un juge d’instruction estime disposer d’indices graves ou concordants pour soupçonner une personne d’avoir commis une infraction. Elle ne vaut pas condamnation : la personne mise en examen reste présumée innocente jusqu’à un éventuel jugement. Le contrôle judiciaire, qui l’accompagne ici, peut imposer des obligations comme l’interdiction de quitter le territoire ou de contacter certaines personnes.
«La plupart de celles qui ont déposé des plaintes ont menti» : Bruel conteste les accusations
Face aux accusations, Patrick Bruel adopte une ligne de défense offensive. Selon Paris Match, il aurait déclaré : «La plupart de celles qui ont déposé des plaintes ont menti. Certaines ont inventé des faits, d’autres ont changé plusieurs fois de version.» Des affirmations qu’il lui appartient de démontrer devant la justice.

Sur le plan émotionnel, le chanteur semble profondément ébranlé par la tournure des événements. «Pourquoi tout le monde veut ma mort ? Pourquoi tout le monde cherche à me détruire à ce point ?», s’interroge-t-il, selon l’hebdomadaire. Il ajoute : «Tout le monde me trahit, tout le monde me lâche.»
Pour assurer sa défense, Patrick Bruel s’est notamment entouré de Me Fanny Colin, décrite par Paris Match comme une «pénaliste reconnue et excellente plaideuse» qui a «récemment défendu plusieurs personnalités accusées de violences sexistes et sexuelles». Le recours à un avocat pénaliste spécialisé dans ce type de dossier est une étape classique face à une mise en examen de cette nature.
«Pour la première fois de sa carrière, il est sans contrôle» : le témoignage de sa maquilleuse
Clémentine Jaraud, maquilleuse de Patrick Bruel depuis plus de trente ans, témoigne dans les pages de Paris Match d’un homme déstabilisé comme il ne l’a jamais été. «C’est quelqu’un qui a toujours maîtrisé son propre récit, qui a toujours réglé les problèmes lui-même, toujours pris son téléphone pour désamorcer un conflit», explique-t-elle.

«Là, pour la première fois de sa carrière, il est sans contrôle sur les événements. Il en est profondément meurtri», poursuit-elle. Ce témoignage dresse le portrait d’un homme habitué à gérer lui-même les crises, soudainement confronté à une procédure judiciaire qui lui échappe entièrement.
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