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27 juillet 2026
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Morante de la Puebla grièvement encorné au rectum lors de la Feria d’avril de Séville

Dix centimètres de plaie, deux heures de chirurgie d'urgence
Image d’illustration © TOPTENPLAY

Une première intervention a été réalisée sur place : lavage de la plaie, réparation de la paroi rectale et de l’appareil sphinctérien, mise en place d’un drain aspiratif dans l’espace rétro-anal. Le torero a ensuite été opéré pendant deux heures supplémentaires.

Transféré au Hospital Viamed Santa Ángela de la Cruz de Séville, il a été placé sous étroite surveillance médicale. Le pronostic, qualifié de très grave par les équipes espagnoles dans les heures suivant l’incident, imposait selon elles d’attendre au moins dix jours avant de pouvoir évaluer l’évolution des blessures et envisager un calendrier de rétablissement.

10 cm
C’est la profondeur de la plaie causée par la corne du taureau, accompagnée d’une perforation rectale de 1,5 cm et de dommages aux muscles du sphincter anal.

« La blessure la plus douloureuse que j’aie jamais subie »

Au lendemain de ses opérations, Morante de la Puebla a pris la parole depuis sa chambre de soins intensifs dans les colonnes du quotidien espagnol El Mundo. Ses premiers mots résument à eux seuls la violence de l’incident : « C’est la blessure la plus douloureuse que j’aie jamais subie. »

Image d’illustration © TOPTENPLAY

Le matador a raconté l’effroi des premières secondes suivant la chute : « J’avais terriblement mal et j’étais aussi très effrayé car j’ai vu que le taureau m’avait touché et j’ai cru que je saignais abondamment. » C’est en constatant, une fois à l’infirmerie, que l’hémorragie était en réalité minime, qu’il dit s’être « beaucoup détendu ».

Malgré une nuit qu’il décrit lui-même comme difficile, ponctuée d’insomnies, le torero a affirmé gérer la douleur avec patience : « Je vais devoir rester à l’hôpital quelques jours et j’espère que je m’en sortirai… Avec un peu de patience. » Une telle cornada au niveau du bassin nécessite généralement plusieurs semaines, voire plusieurs mois, de convalescence avant d’envisager tout retour à l’activité.

Un retour trop tôt après une retraite dictée par la maladie

Cet accident survient dans un contexte particulièrement lourd pour Morante de la Puebla. Considéré comme l’un des plus grands noms de la tauromachie espagnole contemporaine, le matador natif de La Puebla del Río (Séville) avait construit au fil des décennies une réputation de torero d’exception, salué pour son style classique et sa maîtrise de la cape.

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