
Ces phases exigent l’application de procédures strictes de consignation et déconsignation — autrement dit, la mise hors tension et le verrouillage physique des machines pour empêcher toute activation intempestive pendant l’intervention d’un opérateur. Tout manquement à ce protocole peut avoir des conséquences fatales.
Les chiffres nationaux témoignent de l’ampleur du problème : en 2024, 764 salariés sont morts dans un accident du travail en France, dans le cadre du régime général. En intégrant les accidents de trajet et les maladies professionnelles, ce sont environ 1 300 décès liés au travail qui sont recensés chaque année, soit deux à trois morts par jour. L’industrie demeure l’un des secteurs les plus exposés.
Le décès de ce jeune ouvrier à Saint-Genis-Laval rappelle avec brutalité que les accidents du travail restent une réalité meurtrière dans l’industrie française. L’enquête menée conjointement par la gendarmerie, l’Inspection du travail et le parquet de Lyon devra déterminer si les procédures de sécurité obligatoires ont bien été respectées — et, si ce n’est pas le cas, établir les responsabilités. Pour les 150 salariés du site placés en chômage technique, l’attente est aussi celle d’un retour au travail dans des conditions qui garantissent enfin leur sécurité.
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