Le soir du 19 juin : un guet-apens sur un chantier, cinq mis en examen
Le 19 juin, Louis a d’abord été attiré sur le parvis de la médiathèque de Narbonne, avant d’être conduit sur un chantier où il a été violemment lynché. Selon le procureur de la République, les suspects ont « tendu un guet-apens à la victime en l’attirant dans un chantier pour le battre à mort ».

Cinq jeunes âgés de 16 à 20 ans ont été mis en examen dans le cadre de cette enquête. L’agonie de Louis a été filmée par ses agresseurs et les images ont circulé sur les réseaux sociaux. Il est décédé le 23 juin, aux environs de 16 heures, des suites de ses blessures.
Si le déroulement de l’agression semble désormais établi par les enquêteurs, le mobile reste à ce stade encore à éclaircir.
La tante de Louis : « Ça t’apprendra à te plaindre aux policiers »
Marie-Julie M., la tante de Louis, s’est exprimée au nom de la famille dans les colonnes du Parisien. Elle avance une hypothèse qu’elle qualifie d’« assez sérieuse » sur le mobile de l’agression : les plaintes et signalements effectués par Louis auraient déclenché un acte de vengeance.

« On suppose que c’est un acte de vengeance parce que Louis les aurait dénoncés une semaine plus tôt. Dans des vidéos du 19, on entend clairement dire : ‘Ça t’apprendra à te plaindre aux policiers.’ », affirme-t-elle.
Cette piste, si elle venait à être confirmée par l’enquête, établirait un lien direct entre les démarches de l’adolescent auprès des forces de l’ordre et le passage à tabac qui lui a coûté la vie.
L’enquête devra notamment établir si les deux premières agressions signalées par Louis sont liées au guet-apens du 19 juin, et si le mobile retenu par la famille — une vengeance pour ses signalements aux forces de l’ordre — se confirme. Le sort judiciaire des cinq jeunes mis en examen, âgés de 16 à 20 ans, reste à déterminer. La question du suivi de Louis par les services de l’ASE et du traitement de ses signalements par les forces de l’ordre pourrait également faire l’objet d’un examen dans les prochaines semaines.

