
Jérôme Barella est rapidement mis en examen pour enlèvement et séquestration de mineure. L’enquête révèle alors un passé judiciaire lourd : depuis 2017, au moins trois procédures ou signalements ont été enregistrés contre lui pour des faits sexuels sur mineurs.
Deux de ces procédures ont été classées sans suite. À l’été 2025, une plainte pour viol d’une mineure est déposée. Selon les règles en vigueur, un tel dossier impose une audition rapide de l’enfant dans un cadre adapté — la procédure Mélanie. Au moment où Lyhanna est retrouvée, Barella n’avait toujours pas été entendu dans ce cadre.
Trois inspections mandatées le 3 juin pour remonter toute la chaîne
Dès le 3 juin, les ministres Gérald Darmanin et Laurent Nuñez lancent une enquête administrative. Elle est confiée à trois structures : l’Inspection générale de la justice, l’Inspection générale de la gendarmerie nationale et l’inspection de l’Éducation nationale.

Leur mission est précise : non pas se prononcer sur la culpabilité de Barella — cela relève du juge pénal —, mais remonter la chaîne des décisions. Qui était saisi, à quel moment, quelles relances ont été faites, pourquoi certains actes d’enquête ont pris des mois. Les inspecteurs examinent la plainte de 2025 mais aussi les anciens signalements.
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