
Selon les informations de Franceinfo, Jérôme Barella, 41 ans, était visé par neuf plaintes ou signalements depuis 2017, dont un pour viol sur une enfant de 10 ans en 2025. Son casier judiciaire était pourtant vierge au moment des faits.
C’est précisément ce décalage entre les alertes accumulées et l’absence de réponse pénale effective qui alimente la colère de nombreux citoyens et de personnalités publiques ayant rejoint les rassemblements du 8 juin.
1 200 personnes place Vendôme, 1 700 sur l’île de la Cité le 8 juin
Le lundi 8 juin, différents collectifs ont organisé des rassemblements à travers toute la France. À Paris, deux points de réunion ont été mobilisés simultanément : 1 200 personnes se sont réunies place Vendôme et 1 700 sur l’île de la Cité, selon les chiffres communiqués par les autorités.

C’est dans cette foule que la chanteuse Lio, connue notamment pour Banana Split, a accepté de s’exprimer au micro de la journaliste de Franceinfo Violaine Jaussent. Sa prise de parole, directe et émotionnelle, a rapidement circulé sur les réseaux sociaux.
Une affaire qui interroge la chaîne pénale
En France, un signalement ou une plainte n’entraîne pas automatiquement des poursuites ni une mise en cause judiciaire. Le parquet dispose d’une liberté d’opportunité des poursuites, ce qui peut conduire à des classements sans suite. C’est précisément ce mécanisme que dénoncent les familles et associations mobilisées depuis la mort de Lyhanna.
«Ils se foutent de notre gueule» : Lio vise Darmanin et Dupond-Moretti
Interrogée en pleine rue, Lio n’a pas mâché ses mots contre l’exécutif. «Je voudrais que les Dupond-Moretti, les Gérald Darmanin soient balayés par cette vague», a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : «Parce que là, vraiment, toute honte bue, ils se foutent de notre gueule. C’est pas pour dire, mais en vérité !»

La chanteuse a également rejeté la lecture officielle du drame. Gérald Darmanin ayant évoqué un «dysfonctionnement», Lio a répondu avec fermeté : «Il y a deux ou trois choses que je ne peux plus entendre, c’est dire que cette affaire est un dysfonctionnement, parce que c’est le fonctionnement normal de la justice.»
Pour elle, l’enjeu dépasse ce seul dossier. «Je prends toutes les opportunités qui se présentent pour qu’un jour, cette petite vague devienne une déferlante qui change vraiment de paradigme», a-t-elle confié avec émotion.
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