📌 Mort de Quentin Deranque : Rima Hassan dément les accusations de Marion Maréchal sur le rôle de la Jeune Garde
Posted 18 février 2026 by: Admin

La Mort de Quentin Deranque : Retour sur une Nuit d’Agression Fatale à Lyon
Samedi 15 février 2026. Aux abords de Sciences Po Lyon, une altercation éclate entre militants identitaires et antifascistes, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Quentin Deranque, 23 ans, étudiant et militant identitaire, assurait ce soir-là sa propre sécurité lors du rassemblement. Il ne survivra pas à la violence de la nuit.
Trois jours plus tard, une minute de silence lui est rendue à l’Assemblée nationale. Un geste solennel qui mesure l’onde de choc politique provoquée par cette mort brutale, et qui consacre l’affaire comme un événement national à part entière.
Sur le plan judiciaire, les éléments sont d’une gravité sans équivoque. Le procureur de Lyon a requalifié l’enquête en « homicide volontaire » — une décision lourde de sens, qui exclut tout accident et oriente les investigations vers une intention criminelle délibérée. Plusieurs individus cagoulés et masqués auraient d’ores et déjà été identifiés par les enquêteurs.
D’après le collectif Némésis, relayé par plusieurs médias dont Actu.fr, des membres de la Jeune Garde, groupe d’autodéfense antifasciste, seraient directement impliqués dans l’agression. Une désignation qui n’a pas tardé à embraser la sphère politique, transformant ce drame humain en bras de fer idéologique entre droite et gauche radicales, avec au centre une question brûlante : qui porte la responsabilité de cette mort ?

La Jeune Garde dans le Viseur : LFI sur le Banc des Accusés
La désignation de la Jeune Garde comme principal suspect n’aura mis que quelques heures à déclencher une tempête politique sans précédent. Relayée par le collectif Némésis et plusieurs médias, l’accusation vise directement ce groupe d’autodéfense antifasciste — et, par ricochet, fragilise dangereusement La France insoumise.
Car l’enjeu dépasse le seul cadre judiciaire. Une partie du gouvernement a pointé sans ambiguïté « l’ultragauche » comme responsable de la mort de Quentin Deranque, transformant l’affaire en munition politique à charge contre LFI. La proximité présumée du parti de Jean-Luc Mélenchon avec la Jeune Garde alimente depuis des mois les critiques de ses adversaires — et cette tragédie offre soudainement à ces accusations une résonance inédite.
Face à la pression, La France insoumise adopte une posture en deux temps : condamner fermement les faits, tout en dénonçant une « récupération politique » orchestrée par ses adversaires. Une ligne de défense classique, mais qui peine à éteindre l’incendie lorsque les liens supposés entre le mouvement antifasciste et les cercles proches du parti restent dans toutes les mémoires.
Ce positionnement délicat — entre solidarité de façade avec les victimes et protection de son image — expose LFI à une contradiction que ses adversaires s’empressent d’exploiter. Parmi eux, une voix s’élève avec une précision chirurgicale, armée d’un épisode parisien resté jusqu’alors dans l’ombre.

Marion Maréchal à l’Offensive : l’Épisode Paris-Dauphine Sorti du Chapeau
Cette voix, c’est celle de Marion Maréchal. Sur le plateau de BFMTV face à Apolline de Malherbe, l’ex-figure phare du Rassemblement national sort de sa manche un épisode parisien aux implications explosives.
Son accusation est directe : en 2024, lors d’une conférence à l’université Paris-Dauphine, Rima Hassan aurait elle-même fait appel à la Jeune Garde pour assurer sa sécurité. Un détail qui, si avéré, établirait un lien de responsabilité personnelle entre l’eurodéputée LFI et ce groupe d’autodéfense antifasciste au cœur des soupçons.
Marion Maréchal ne s’arrête pas là. Elle évoque l’agression dans le métro parisien d’un jeune Français de confession juive, alors âgé de 15 ans, par huit membres présumés de la Jeune Garde — un incident qu’elle présente comme révélateur des méthodes du mouvement. Dans ce contexte, elle n’hésite pas à soulever la question d’une possible « responsabilité pénale » de Rima Hassan, pointant des « ordres et échanges présumés » entre LFI et le mouvement antifasciste.
L’offensive est calculée : en liant l’eurodéputée à la Jeune Garde via un épisode antérieur documenté, Marion Maréchal cherche à transformer une proximité politique supposée en complicité potentielle. Des accusations d’une gravité exceptionnelle auxquelles Rima Hassan choisit de répondre sans délai, et sans détour.

« Elle Ment ! » : la Contre-Attaque de Rima Hassan Démonte les Accusations
Visée directement, Rima Hassan ne laisse pas les accusations de Marion Maréchal sans réponse. Sur X, l’eurodéputée LFI publie une mise au point tranchante en deux mots : « Elle ment. »
Sa riposte est méthodique. Sur l’épisode Paris-Dauphine d’abord, elle nie catégoriquement toute implication : « Je n’ai ni été consultée ni avertie de la mobilisation de la Jeune Garde. » Le service d’ordre qui l’accompagnait ce jour-là, précise-t-elle, était exclusivement celui de La France insoumise — et non un groupe extérieur au parti.
Même son de cloche concernant Lyon. Rima Hassan affirme n’avoir « pas été en contact avec d’autres personnes en dehors du service d’ordre de LFI et des étudiants organisateurs ». Une précision qui vise à couper court à tout lien de responsabilité entre sa présence à Sciences Po et le drame survenu aux abords de la conférence.
L’eurodéputée soulève enfin l’argument judiciaire central : à ce stade de l’enquête, aucune affiliation des auteurs des violences n’a été officiellement établie. Un rappel factuel qui fragilise les certitudes affichées par ses accusateurs.
Elle conclut en soulignant l’autonomie des militants antifascistes, agissant selon elle « en réponse à une présence de groupuscules d’extrême droite ». Une distinction que ses adversaires politiques refusent d’admettre, maintenant la pression sur LFI alors que l’enquête judiciaire, elle, suit son propre calendrier.










