Elle ne se réveille pas. L’actrice décède le 17 avril 2026, des suites d’un incident cardiaque. Des fragilités médicales, longtemps tenues confidentielles, éclairent rétrospectivement la brutalité du drame : Nadia Farès avait confié en 2026 à Gala avoir subi en 2007 une opération du cerveau pour traiter un anévrisme qu’elle décrivait elle-même comme «une bombe à retardement», suivie de plusieurs interventions cardiaques au fil des années.
Une santé fragilisée depuis 2007
Nadia Farès avait confié début 2026 à Gala avoir subi une opération du cerveau en 2007 pour traiter un anévrisme qu’elle décrivait comme «une bombe à retardement». Plusieurs interventions cardiaques avaient suivi au cours des années suivantes. Ces fragilités médicales, longtemps tenues confidentielles, éclairent rétrospectivement les circonstances de sa mort brutale à 57 ans.
Une carrière discrète mais marquante, consacrée par Les Rivières pourpres
Nadia Farès est née le 20 décembre 1968 à Marrakech, d’un père marocain et d’une mère arménienne. Sa famille s’installe à Nice avant qu’elle ne rejoigne Paris pour embrasser une carrière d’actrice. Ses premiers pas à l’écran remontent à 1992 avec le film Les Copines de ma femme, suivis dès 1993 de rôles dans des séries télévisées populaires telles que Navarro.

C’est l’an 2000 qui marque le véritable tournant de sa carrière. Le film Les Rivières pourpres, réalisé par Mathieu Kassovitz et porté par Jean Reno et Vincent Cassel, lui offre un rôle remarqué et une visibilité nationale. Grand succès public, le long-métrage ouvre à l’actrice les portes d’une carrière internationale.
Elle confirme cette trajectoire deux ans plus tard avec Nid de guêpes (2002), aux côtés de Samy Naceri et Benoît Magimel. Attachée à la qualité de ses engagements plutôt qu’à la quantité, Nadia Farès a toujours privilégié une filmographie sélective, se forgeant une image d’actrice exigeante, loin de la surexposition médiatique.
Vingt ans avec Steve Chasman, puis l’amour retrouvé dans la discrétion
Parallèlement à sa carrière, Nadia Farès avait construit une vie de famille loin des projecteurs. Elle avait partagé plus de vingt ans de vie commune avec Steve Chasman, père de ses deux filles Shana et Cylia. Le couple s’était rencontré en Normandie — un «véritable coup de foudre», racontait-elle à Gala — avant de s’installer à Los Angeles, dans le quartier prisé de Pacific Palisades. «Un conte de fées», résumait-elle avec émotion.

La séparation, survenue il y a environ quatre ans, s’était faite dans la sérénité. «Il y a quatre ans, mon mari et moi avons décidé de nous séparer, mais nous sommes restés en bons termes», confiait-elle dans ce même entretien. Une rupture à l’amiable qui témoignait d’une maturité que l’actrice revendiquait volontiers, affirmant s’être «assagie» avec le temps.
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