Mais la concrétisation de ce projet s’inscrit dans un horizon lointain. Les premiers réacteurs ne seront opérationnels qu’à l’horizon 2038, soit plus de douze ans après la décision d’investissement. Un délai considérable qui reflète la complexité technique de ces installations de nouvelle génération et l’ampleur des travaux à réaliser. Entre-temps, l’épargne mobilisée via le fonds de la Caisse des dépôts continuera d’alimenter le financement du programme.
Pour les millions de Français détenteurs d’un Livret A, cette mobilisation reste indirecte mais bien réelle. Leur épargne, placée sur ce produit garanti par l’État, contribue désormais à façonner le paysage énergétique du pays pour les décennies à venir. Un mécanisme qui transforme une simple épargne de précaution en levier de la politique énergétique nationale, sans que les épargnants aient eu leur mot à dire sur cette affectation. Le placement reste accessible et garanti, mais son utilisation échappe totalement au contrôle de ceux qui l’alimentent.
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